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 Histoire de Lucie - x I do what I want

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celia
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MessageSujet: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 17:43

Histoire à lire, lire et relire ...




x I do what I want.

Ombre d'une Lame.
Murmure d'une larme.
Elégance.

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Dans la vie on ne regrette que ce qu'on n'a pas fait ..



Dernière édition par le Mar 6 Nov - 18:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 17:43

Mercredi 1er Août

Camille se réveilla en sursaut dans la paille fraîche. Elle tourna la tête. A ses côtés, Franscesca, une amie ayant passé la nuit avec elle, dormait encore profondément. Elle se leva sans faire de bruit et enfila ses habits dans l'écurie. Ses chevaux blondsétaient plein de paille, elle entreprit de les peigner. Il n'était que cinq heures du matin mais la canicule sévissait dans cette région reculée du sud de la France. Elle était embauchée depuis la debut de l'été dans cette écurie réputée pour le dressage de qualité qu'elle offrait à sesjeunes chevaux. Tout en nouant sa tignasse, Camille rejoignit le Club House, pour vérifier sa liste de travail pour la journée. Un bout de papier était acroché sur une armoire, elle s'empressa de l'arracher.

Bonjour les filles,
Occupez vous des chevaux installés dans le champs du fond.
Essayez de les monter mais attention,
Ils sont.. difficiles.
A ce soir, Hugo


Francesca la rejoint lorsque qu'elle finissait de donner les rations. Elle paillèrent les quelques boxs assez vite, poussés par l'habitude. Les deux jeunes filles descendirent ensuite dans le champs indiqué. Quatre magnifiques chevaux y évoluaient, sous le soleil levant, bercés par le vent chaud remontant des côtes égyptiennes.
"-Waou... Souffla Francie. 'Sont trop beaux.
- Hugo a dit qu'on devrait les débourrer.
- Hum... Y'a un étalo et trois juments. Si on bloque l'étalon, les juments suivront.
-Ok. Bloque les juments, j'attrape l'étalon.
-Allons-y."
Elles entreprirent un travail long et périlleux. Franscesca rassemblaient les trois juments à un bout du champs, tandis que Camille tentait d'attraper l'étalon, un magnifique gris. Il couhait les oreilles, se cabrait, tentait d'impressioner Camille. Toujours elle reculait, pour mieux revenir. Sodain, profitant d'un instant de calme inespéré, elle se jeta au co de l'étalon, qu'elle serra aussi fort qu'elle pû. Franscesca retint son souffle. L'étalon se cabra de tout son haut, et d'un coup de rein, Camille se retourva sur son dos. La stupéfaction du gris lui laissa le temps de lui attacher une corde autour de son encolure.
"Comme tous les ans, Hugo nous descend des chevaux de la montagne... songeait Franscesca en fixant l'exercice périlleux auquel se livrait Camille."
Prévoyant tous les gestes de l'étalon d'un demi millième de seconde, Camille encaissa toutes les acrobaties de l'étalons avec agilité. Peu à peu, l'étalon se mit à fatiguer. Restait une des parties les plus périlleuses. Camille se mit à frémir, et souffla un bon coup, sachant qu'elle risquait là sa vie. Elle glissa sur l'encolure se retrouba dans le vide devant les membre de l'étalon qui trottait, uniquement accrochée par la force de ses jambes. Elle enfila très vite un licol en corde bleue au gris, et saisit la longe avant de se remettre assise d'amplomb sur le dos de l'étalon. Francesca essuya ses gouttes de sueur de sa main. Camille laisa l'étalon se calmer et redescedit, les membres encore tremblant par l'exploit qu'elle venait d'accomplir. L'étalon tenta de s'enfuir, et Camille eu juste le temps d'enrouler la corde sur une corde proche. Ses yeux commencèrent à se brouiller, sa poussée d'adrénaline faisait bouger ses jambes. L'exercice acrobatique auquel elle s'était livré aurait pu la tuer, mais elle en était ressortie sans la moindre égratinure. Elle rejoignit Franscesca qui lui tapa dans la main.
"- Bien joué ma vieille.
-Il est un peu remuant, dit Camille dans un souffla court."
Elles étouffèrent un rire et en une petite demi heure, les quatre nouveaux pensionnaires furent rentrés dans l'écurie, non sans mal. Ils tournaint sans cesse en rond dans le box et sur la porte d'un des box, Franscesca décorhca un papier.

Bravo Les filles,
L'étalon s'apelle If You Want. La jument grise Blood Diamond.
La blanche So Different et la noire More Elegant.


"-Z'ont des noms bizarres, remarqua Francie.
-Hum... Ca leur va bien. ILS sont bisarres, ajouta Camille avec un clin d'oeil.
-Un peu dérangé l'étalon nan ?
-Naaaann c'est pas vraaiii...."

Elles s'échangèrent un sourire complice.

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 17:44

Quelques mois plus tard...

Nous voici donc début octobre, l'été ne semblait pas vouloir partir, et cela arrangeait la plupart des habitants de Thugrand, la petite ville où le ranch était installé. Si les juments étaient apprivoisés et quasi débourrées, I you want lui, se laissait à peine approcher et ne tolérait que Camille et Francie dans son box. Peu à peu, il avait commencé à tisser une belle histoire avec Camille, qui commençait à cerner l'animal, et Franscesca ne pouvait plus se détacher de Bloody. Cette dernière se laissait monter à cru, mais ne supportais la selle, tandis que les autres commenàait tout doucement le dressage de base. Les autes chevaux du ranch s'était habitués à ces drôles d'oiseaux, et Hugo, le frère de Francesca et patron de filles, avait embauché du nouveau personnel.
La chaleur était écrasante dans l'écurie, et les filles avaient donc dormis à la belle étoile, avec les chevaux. Le matin, seppt heures, Francie ouvrit lentement les yeux, et secoua Camille. Le lever de soleil était magnifique, emmergeant lentement de la méditérannée toute proche, éclairant les Alpes, qui veillaient sur le ranch nuit comme jour.
Elles se levèrent rapidement, et se préparèrent. A leur appel, les quatre chevaux des dunes arrivèrent au petit trot, menés par If You, qui rejoignit Camille, visibement heureux. Il était enfin beau à voir. La jeune fille pressa son front contre ses naseaux, et ferma les yeux. L'étalon était immense, plus d'un mètre soixante dix au garrot, ce qui était plus qu rare chez les pur sang arabe, qui ne dépassaient pas le mètre cinquante, ce à quoi s'étaient pliées les juments. Francesca sortit Blood Diamond, et Camille If you. Il était plus temps qu'il se laissa monter, car Hugo avait dit que sinon, l'étalon partirait en ville et serait vendu. Une boule se noua dans le ventre de Camille lorsque qu'elle l'attacha à côté de Diamond.

"- T'inquiètes ma vieille, lui glissa Francie. Y va s'en sortir ton champion.
- Ca c'est pas sûr, lâcha Camille après qulques minutes. Tu sais aussi bien que moi qu'il n'est pas fait pour ça. Lui il est fait pour rester avec son troupeau nuit et jour, et faire des poulains.
- Tu n'as qu'à essayer de le monter aujourd'hui. Je suis sûre qu'il ne te diras rien, il est fou de toi.


Camille ébaucha un sourire.

- Moi aussi je suis folle de lui.
-Si tu veux je dis à John de s'occuper de More, et moi je m'occuperais de So. Comme ça t'auras toute la journée avec ton chéri.
-T'inquiètes pas, j'aurais le temps de m'occuper de More.
-Sûre ?
-Sûre.


Elles s'échangèrent un regard complice, et Camille entreprit de brosser la robe grise de l'étalon en fredonnant un air apaisant. Puis, elle alla chercher du matériel pour monter l'étalon. Elle prit tout ce qui avait de plus doux, pour ne pas braquer l'étalon. Un filet à musérolle française avec un mors à aiguille en caoutchoux, une vieille selle bien faite, et un tapis en velours noir. Elle l'harnacha rpudement, If gardait un calme étonnant. La confiance obtenue avec Camille était impressionante. Il la suivit dans la carrière et se laissa docilement longer. Les yeux de Camille brillaient, et elle le ramena vers elle. Elle ressangla, et se hissa sur son dos. Surpris, il partit au petit trot. Camille le laissa faire, son but aujourd'hui état juste qu'il la laisse le diriger, et la tolère son dos. Ses progrès étaient considérables. Camille se mit en arrière, et se mit à lui parler doucement, jusqu'à ce qu'il prenne le pas. Elle le flatta, et écarta sa main vers la droite, y pencha son poids du corp, jusqu'à ce qu'il tourne. Elle sourit, très contente de lui. Assis sur la barrière, John, le nouveau palfrenier balayait la carrière de ses yeux noisettes laqués. Camille lui fit une signe de la main, qui surpris If. Il fit un écart et partit au petit galop. Camille sourit, et lentement, il se calma et revint au trot. John tourna les talons et s'enfonça dans l'écurie. Après une petit demi heure de travail, Camille jugea que l'étalon avait assez appris pour la journée, et sortit de la carrière. Les progrès de l'étalon étaient fulgurants. Lui qui il y a une semaine se laissait à peine promener en licol était à présent monté ! Camille lui offrit un quignon de pain dur et le ramena dans son champs. Elle le regardit partir en galopant rejoindre So et More en souriant et tourna les talons.
"-Salut Camille, lança alors une voix.
- Ah tiens, Salut John, répondit Camille en lui faisant la bise.
-Ton étalon est vraiment magnifique, remarqua John,
-Ce n'est pas vraiment le mien. Je dois juste le débourrer.
-Juste est un petit mot, tu ne trouves pas ?
-Il apprend vite.
-Hum... Viens, j'ai quelque chose à te montrer, ajouta il après une pause.


Camille le suivit jusqu'à l'écurie, et sans un mot, il escalada quelques bottes de foin, et souleva une petit planche de bois blanc, découvrant une portée d'adorables chatons.

- Oh ! Ils sont trop mignons !, brilla Camille.
- Je les ai trouvés tous à l'heure, ils doivent avoir un petit mois. Leur mère les a abandonné. Il faudrait les transporter quelque part, on ne peut quand pas les laisser mourir.
-T'as raison. Dans la cuisine, en plus je dois aller préparer le repas. Tu m'aides ?, ajouta elle en attrapant un des quatres chatons.
-Ok..."


Très vite, les quatres chatons furent installés dans la cuisine, à côté du radiateur, sur une couverture. John les comtenpla, satisfait, pendant que Camille ouvrit grand le placard, et sortit une boîte de pâtes, un pot de crème fraîche et des lardons. Le repas fut vite prêt, et Franscesca, Hugo et Cyprien, le nouvel employé, furent bientôt là pour le déguster. Très vite, les cinq jeunes gens redescendirent aux écuries. Pour Franscesca, la ballade avec Blood Diamond s'était très bien passée. Camille retourna au champs où étaient les quatre chevaux à leur charge et attrapa More. Cette jument était la plus fière et la plus délicate des juments. Elle avait des allures de reine, et un corp de princesse. Un futur crack avait Cyprien en la voyant. Elle était la mieux dressée des quatres et Camille avait décidé de commencer aujourd'hui le travail à l'obstacle. Elle l'équipa d'un filet avec un mors simple brisé, des protections, une selle et un tapis bordeaux, qui faisait resortir sa robe zain. Elles arrivèrent dans la carrière en tout début d'après midi, et Camille comença à détendre au pas, rênes longues. Il faisait chaud, et seule l'ombre des vieux chênes poussant autour de la carrière leur offrait un peu de fraîcheur. Peu à peu, Camille repris ses rênes, et More se mit à mâcher son mors. Elle commençait tout doucement à se placer et à tendre son dos, ce qui rendait sa musculature de plus en plus harmonieuse. Commença la détente au trot, avec quelques extensions d'encolure, ce à quoi More s'acquittait très bien. Après quelques cercles au galop, Camille engagea More sur une petite barre par terre. D'abord surprise, More effectua un bond pardessus la barre. Camille accompagna tant bien que mal en s'aggripant à la crinière et la ramena dessus. Elle fit un tout petit saut, et Camille la félicita. Un peu plus tard, ce fut sur un croisillon qu'elle s'exercèrent. More prenait goût à l'obstacle, et Camille se regalait. Les allures de la jument étaient plus que confortables, et ses sauts spectaculaires. Restait quelques petites questions de techniques, comme l'appel ou le contrat de foulées, mais Camille avait que la jument irait loin. C'est la sourire aux lèvres que Camille la ramena au champs, au même moment que Francie ramenait So.

"-Alors ?, demanda Camille, Comment ça s'est pasé ?
- Bah je l'ai longée, et j'ai commencé le travail à deux pistes et l'incurvation. Elle est géniale. Et toi ?
-J'ai commencé à sauter. Elle est super.
-Ca m'aurais étonné.
-Pourquoi ?
- A ton avis ?
- Tous les chevaux que tu montes deviennent géniaux.
- Tu crois ?
-J'en suis sûre."


Camille sourit, et elles rajoignirent l'écurie en quelques secondes. Les chatons nourris, elles commencèrent à pailler les boxs. Lorsque Cyprien passa la porte du box où Camille se trouvait, elle se sentit rougir. Il faut dire que le jeune homme était très beau. Un visage fin, des cheveux bruns et des yeux bleu.... Camille soupira en souriant.

"-Je peux t'aider ?, lui lança t il.
- Je veux pas te gâcher ton plaisir.
- Heureusement. Je sais pas comment je ferais si je pouvais pas pailler les vingt boxs de l'écurie tous les matins juste après m'être levé... Je deviandrait sûrement fou.
- Je crois que tu l'es déjà.


Quelque chose de glacé dans son coup. Un regard assassin à la bouteille d'eau dans la main de son agresseur.Elle cria, et poursuivit Cyprien, une bouteille d'eau à la main. Seulement, le jeune homme courait un tout petit peu plus vite que Camille, et elle fut très vite distancée. Lorsqu'elle le retrouva enfin, elle lui vida la bouteille d'eau toute entière sur la tête. Une fois calmés, ils finirent de pailler le box.

- J'aurais ma vengeance t'inquiètes pas...
-Ouais c'est ça, rêve toujours, répondit Camille en tirant la langue.


Il était sept heures du soir, et Camille prépara le repas. Steack haché frites. En un rien de temps, il fut englouti. Les galants gentlemans qu'étaient Cyprien et John firent la vaisselle, et Franscesca et Camille allèrent dirent bonne nuit aux chevaux.

"- Dis, on dort où ce soir ? demanda Camille.
- Dans un arbre, lâcha Francie, très sérieuse.
- Sérieux ?
- T'es vraiment trop bête, dit Franscesca en riant.
- Bouuh, même pas drôle. J'vais prendre ma douche moi.
- T'as pas d'humour quand t'es vexée.
- Si j'ai plein d'humour d'abord.
- Ah bon ?
- Ouaiis."


Camille s'éloigna en faisant semblant de bouder et prit sa douche. C'est lorsqu'elle arrangeait sa frange que Francie vint lui annoncer qu'elles dormaient dans l'écurie, sur un matelas gonflable. Elles s'endormirent très vite, fatiguées pr cette journée épuisante.
Quelques heures plus tard, Camille entendit son portable sonner. 1 nouveau message.
Je t'avais dit que je me vengerais.
Cyprien.

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 17:46



Le 24 décembre

La neige sur les toits des immeubles endormait Paris, le vent froid de la veille de noël soufflait, faisant danser les cheveux de Camille. Postée sur le toit de cet immeuble, les bras en croix, elle s'apprétait à sauter. Des larmes roulaient sur ses joues, se perdant dans ses cheveux blonds foncés. Tout avaient commencé en octobre. If, son cheval, était mort. Il s'était bêtement échappé de son champs, et il avait suffit d'un conducteur plus très clean et d'un camion de trois tonnes pour que l'étalon s'affaisse au milieu de la route, que son sang s'écoule dans les feuilles mortes du vieux chêne qui l'avait vu naître. Le départ de Cyprien, à qui elle s'était beaucoup attaché, ensuite. Tout s'était enchaîné très depuis. La vente des autre chevaux sauvages, le décès de son père malade... Plus de logement, elle était devenue SDF. Et puis, il y a quelques heures, elle avait gravi les marches de cet immeuble deux par deux, et s'était perché à son rebord.
Paris était illuminé par tous les éclairages de noël, Les lumières des appartements des gens fêtant dignement noël en famille. Camille déglutit difficilement, et se retourna vivement en entendant des pas crisser dans la neige, et quelques accords de guitares. Une veste claire, un jean. Cyprien la fixait. Les lèvres bleu de froid de Camille s'ouvrirent pour dire quelque chose, mais elle se tut, et se retourna, seule avec le vide.

"-Pourquoi tu fais ça ?, lança Cyprien, assis dans la neige.
- Qu'est ce que t'en as à foutre toi ? cracha Camille, en srotant de sa poche une fiole de rhum.. Tu m'as laissé tomber, comme tout le monde...
- C'est un peu facile de dire ça nan ? T'as à peine vingt ans et t'en as déjà marre de la vie... Descend, viens avec moi. Ce serait con que je te perde.
- C'est toi qui dit ça ? Oublie que y'a deux mois t'es parti sans te retourner, et tu m'as même pas appelée, même pas écrit, rien !
- J'suis sûr que t'as pas vraiment envie de sauter.
- Qui t'es d'abord, pour me dire ce que j'ai envie de faire ? C'est ma vie, j'en fais ce que je veux !
- C'est pas vrai Camille ! T'as des obligations, tu peux pas laisser ta famille comme ça ! Pense à ton père, tu crois qu'il aurait voulut que tu finisse comme ça ?


Un silence suivit, et, tout doucement, Camille fit un pas en arrière, et fit face au jeune homme.

"- Si je te donne ma vie, tu sauras en faire quelque chose ?
- Evidement, dit Cyprien avec un large sourire. Allez viens..."


Il releva en regardant Camille qui hésitait. Une mimique du jeune homme lui fit changer d'avis, elle s'approcha de lui. Il prit tendrement dans ses bras la jeune femme qui pleurait, réchauffant ses mains violettes et son coeur meurtri. Après quelques secondes, elle se dégagea, et vida le contenu de sa fiole dans sa bouche. Cyprien sourit, et s'approcha sans bruit de Camille. Il lui enleva la fiole des mains, et la finit.

"- 'Spèce d'alcolo, gémit Camille.
- C'est toi qui a commencé j'te ferais dire.


Cyprien s'approcha d'elle et la porta comme un petit bébé. Camille se mit à rire, et arracha un sourire au jeune homme qui se mit à la faire tourner, avant qu'ils ne s'écroulent tous deux dans la neige. Camille, les genoux écorchés, se blottit contre lui. Il l'embrassa tendrement, lui laissant un goût âpre dans la bouche. Ils se relevèrent, main dans la main, et descendirent une à une les marches de l'immeuble meurtrier. Camille, amoureuse, suivait Cyprien les yeux fermés. Elle avait eu si peur, seule en tête à tête avec le vide...

Une demi heure plus tard, Cyprien poussait la porte d'un petit appartement. Camille s'arrêta sur le seuil, gênée.
"- T'es sûr ? J'voudrais pas te gêner...
- T'inquiète... Je tiens pas à ce que tu retournes dehors.
- Ok..."

Elle fit quelques pas en enlevant son écharpe, scrutant l'appartement lumineux des yeux, émerveillée.
"- C'est sympa chez toi...
- Mouais... C'était à ma grand mère...
- Ah.. Ok... T'es venu ici direct quand t'as quitté le ranch ?
- Y'a des choses que tu sauras plus tard, petite fille..."

Camille le regarda un petit moment, et décida de ne pas y prêter attention. Elle visitait l'appartement, attentive, pendant que Cyprien leur chauffait un chocolat chaud.
"- T'as qu'à aller prendre une douche, je sors cinq minutes.
- Où ?
- C'est noël... Tu verras bien."

Il lui vola un court baiser et claqua la porte derrière lui. Camille sourit, chose qu'elle n'avait pas fait depuis longtemps, et se dirigea vers la salle de bain. Elle sortit de sa poche une liasse de papiers couverts de son écriture, qu'elle posa sur la table de la cuisine. Elle prit une douche réconfortante, et lorsqu'elle en sortit, Cyprien l'attendait, assis dans le canapé, lisant avec beaucoup d'attention les écrit sur les papiers posés sur la table de la cuisine.
"- C'est hyper beau ce que t'écrit.
- Bah... Fallait bien que je fasse quelque chose, pour pas mourir de froid, expliqua t elle en souriant.
- En t'écoutant on dirait que c'est normal... Sérieux, il faudrait que tu te cherches un éditeur.
- Arrêtes, c'est n'importe quoi... "

Cyprien se tut, mais fourra les papiers dans sa poche. Sans un mot, il se leva, et lui tendit un paquet. Camille, les yeux brillants, l'ouvrit délicatement. Une magnifique robe de velours bordeaux y était pliée, sous un petit mot.
A la plus belle.
Camille sourit, et embrassa tendrement Cyprien.
"- C'est trop beau... J'suis désolée, j'ai rien pour toi.
- Pas grave... Allez va la mettre."

Camille sourit, et, excitée comme une petite fille, enfila la robe dans la chambre de Cyprien. Celui ci, rayonnant en la voyant dans la robe, s'approcha d'elle et libéra ses cheveux de leur pince. Ils mangèrent le repas fait rapidement par Cyprien, et allèrent se coucher. Cyprien lui légua galament le lit et s'installa dans le canapé. La nuit pris possesion de l'appartement, et ils s'endormirent dans la magie de noël, sous l'oeil attendri de la pleine lune....

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 17:47


Le 25 décembre

Camille s'éveilla doucement. Elle chercha ses points de repères. Les spots du super marché devant lequel elle dormait auparavant, le froid omni présent. Elle ne trouva qu'une couverture noire dans une chambre claire et design. Alors elle se souvint. Elle se souvint de Cyprien qui l'avait sauvée, de son hospitalitée sans failles, son amour, son cadeau... Tout ça lui tira un sourire. Elle se leva, et, sans réveiller Cyprien, fit du café. Elle s'assit près de lui, et passa sa main dans ses cheveux bruns. Il ouvrit lentement ses yeux noisettes, et sourit à Camille en se redressant. Elle lui avait fait peur tout de même. Car depuis qu'il était parti, il n'arrêtait de penser à elle, à ce qu'elle état devenue. Uncoup de chance qu'il soit tombé là, juste quand elle allait sauter. Il l'aimait, elle aussi. Leur bonheur était complet.
"- Salut toi, souffa Camille en déposant un baiser sur ses lèvres. Bien dormi ?
- Oui... Très bien. J'ai quelque chose à te montrer.
- Quoi ?
- Tu verras. On se prépare et on y a ok ?
- T'es sûr que tu veux pas me dire ?
- Ca vaut mieux pour toi je pense."

Elle fronça les sourcils, et alla s'habiller. Dix minutes plus tard, ils étaient dans la vieille voiture de Cyprien. Durant toute la route, Camille questionna Cyprien sur leur destination, pendant que lui, inflexible, ne répondait pas. Ils arrivèrent dans une sorte de ferme. Cyprien, sans un mot, s'approcha d'une grange, qu'il ouvrit. Camille lui prit la main, tremblante. Qu'allaient-ils découvrir ? Elle entendit un bruit familier. Ses yeux commencèrent à s'habituer à la pénombre, et elle réalisa enfin qu'au fond de cette grange, c'était un cheval qui s'énervait. Attaché au mur par une chaîne métalique et entravé, il était couvert de cicatrices et ne tenait pas en place.
"- Je te présente Prince d'Avril. Le fils d'If You Want.
- Oh.. Cyprien, je ne suis pas prête.C'est trop récent, je t'en pris...
- Chuut... Il est comme toi regarde. On a été obligé de l'attacher. Il a cassé un morceau la grange, le seul morceau en bois."

Camille ne disait rien, beaucoup de souvenirs lui revenaient en mémoire. Il ressemblait tant à son père. La même robe grise, le même caractère. Sans réfléchir, elle s'approcha de l'étalon.
"- Là... C'est rien... T'inquiète..."
L'étalon ronflait des naseaux, menaçant. Camille s'arrêta un moment, et jeta un coup d'oeil vers Cyprien.

Il l'encouragea d'un battement de cil. Lui était confiant. Le fluide entre Camille et les chevaux était palpable, et le caractère fort de l'étalon était égal à celui de Camille. Il la regarda s'approcher de l'étalon, ce dernier la fixer d'un air ahuri. Elle posa une main sur l'encolure blanche du cheval, la fit courir sur ses membrs. Elle s'accroupit, et défit ses entraves. L'étalon ne bougeait pas, se contenta sur lui souffler dans les cheveux. Après quelques minutes, elle rejoint Cyprien, et une larme solitaire roula sur sa joue.
"- Je peux pas... Je te l'ai dit, je peux pas... If me revient toujours dès que je vois un étalon gris, alors en plus lui... C'est son fils quoi...
- Camille... Allez viens avec moi...., lui dit il en lui tendant la main. On reviendra quand tu seras prête si tu veux.
- Merci..."

Elle lui prit la main et lui posa un baiser sur la joue. Elle jeta un dernier regard sur l'étalon, qui les regardaient fermer la porte du hangar avec étonnement. Une boule se noua dans son ventre. Elle fixa ses pieds, ses yeux commençaient à lui piquer, et sa vue à se brouiller. Lorsqu'elle releva les yeux, elle vit que son homme la regardait avec un petit sourire.
[i]"- Allez Camille... Soit pas triste, ça sers à rien..., lui chuchota-t-il en l'attirant plus près de lui.
- T'es marrant toi... J'arrive pas à l'oublier, j'y peux rien..."
Cyprien posa sur Camille un regard tendre, et sans un mot, ils se dirigèrent vers la voiture. Camille semblait plongée dans ses pensées et regardait le paysage défilait à travers la vitre. C'est finalement elle qui brisa le silence au bout d'un quart d'heure.
"-Au fait... On va où là ?
- Chez Kurt, lâcha Cyprien.
- Kurt ? C'est qui lui ?
- Tu vas vite aprendre à le connaître. Fais pas trop attention à ce qu'il raconte, il est... spécial.
- Spécial ?
- Spécial. C'est le mot. Il vit dans un garage, chez ses parents.
- Ah ok, je vois...
Camille ne put s'empêcher de sourire, et bientôt, ils s'arrêtèrent devant une maison fleurie et bien arrangée.
- Il aime bien les fleurs ton copain.
- C'est sa mère, tu crois quoi. Avec lui des ronces tiendrait pas plus de trois jours.
Ils sonnèrent et une cinquantenaire un peu potelée leur ouvrit.
- Ah Cypriiien !, s'exclama celle ci. Tu viens voir Kurt ?
- Tout à fait Monique, répondit Cyprien en s'écartant pour Camille. Je te présente Camille... une amie.
Monique sembla aussi décontenencée que Camille qui jeta un regard de travers à Cyprien, tout en faisant la bise à la gentille-dame-qui-aime-les-fleurs. Celle ci fut la première à découper le malaise qui embrumait les trois personnes, en lançant d'un air joyeux :
- Kurt est dans le garage !
- Ok, répondit Cyprien en s'éloignant vers le lieu-dit.
Camille le suivit machinalement. Elle eut un petit mouvementde recul quand Cyprien poussa la porte du garage. Il y régnait les odeurs du linge sale, du lave linge et du tabac mélangé au café. Une odeur que Camille ne semblait pas beaucoup apprécier. Au fond du garage, devant la télé, un vieil ado d'une vingtaine d'années aux cheveux blonds se leva d'un bond.
- Hey l'intello !, hurla t-il.
- Salut Kurt, répondit simplement Cyprien en souriant.
Kurt lui serra la main regardit Camille d'un air suspicieux. La venue d'une fille, pas vilaine de surcroît, dans son garage semblait l'étonner. Un instant après, un sourire éclairait son visage.
- Moi c'est Kurt, dit en souriant, devenu tout calme d'un seul coup.
- Camille.
Elle aperçut le regard que Kurt lançait à Cyprien, et le signe approbatif de celui ci. Elle fronçait les sourcils, inquiète.

◘◘◘◘

- Au fait, de quoi tu vis toi Cyprien ? lui lança Camille.
- Je peint. Je suis aux beaux arts, mon truc c'est la peinture. Mais là c'est les vacances, donc...
- La vache... C'est dur ça, la peinture...
- Pas plus que l'écriture... Tu sais j'y repensais, tu devrais te trouver un éditeur, tes textes se vendraient à prix d'or, j'en suis s^^ur.
- Arrête Cyprien, c'est pas marrant maintenant...

◘◘◘◘

Fin de cette journée

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 17:54

Le 26 décembre

Camille s'éveilla, la tête sur l'épaule de Cyprien qui dormait à point fermés. Un petit sourire s'éveilla sur son visage. Sans un bruit, elle glissa hors du lit et enfila quelques habits. Après son petit déjeuner, constatan que la bête dans son lit dormait toujours, elle décida d'aller faire un tour dehors. Peut être même qu'elle pousserait jusqu'à la vieille ferme voir Prince. Peut être.
Elle s'enfonça doucement dans l'aube glaciale, faisant cliqueter un briquet sans raison. Quelques cris lui parvinrent. Elle leva la tête, attentive. Quelques minutes plus tard, elle découvrait un spectacle pour le moins... étonnant. Une jeune femme élégante aux traints fins et aux cheveux noirs, aux prises avec six boneheads aux cranes rasés et aux multiples signes néo-nazistes, dont cinq étalés sur la chaussée. Camille loucha en voyant la fille prendre la tête du dernier presque tendrement, et l'écraser contre le caniveau dans un craquement écoeurant. Elle hésita tout de même un instant avant de s'avancer.
- Un problème ? lança Camille.
- Plus maintenant. Ils étaient un peu... embêtants.
Camille sourit un observant la fille. Pas une seule égratinure. Même un champon de boxe ne serait pas sortit indemne de ce combat. Elle si.
- Je vois ça, dit Camille en souriant. Je m'apelle Camille.
- Kiev. , répondit celle ci en souriant.
- Kiev ? C'est toi ? Ca fait tellement longtemps...

◘◘◘

Cyprien arriva dans le salon, et se gratta la tête en baillant quand il vit Camille avec un charmante fille aux traits asiatiques en train de boire un café devant la télé.
- Ah ! Kiev, je te présente Cyprien. Cyprien, je te présente Kiev.
Un sourire comme bonjour, et il s'enfonça dans la salle de bain, à juste titre. Kiev lança un regard éloquent à Camille.
- C'est ton copain ?
- Demande lui, tu verras bien ce qu'il te répondra.
- Ca m'avance pas plus que ça quand tu dis ça.
- Je sais, c'est pour ça que je le dit.
Kiev la regardit sans comprendre, et se leva. Ses yeux se posèrent sur les poèmes de Camille, sur la commode. Elle s'en emparra, malgrès les remontrances de Camille.
Le ciel ne sera plus jamais
Aussi noir qu'il n'est aujourd'hui
Comme un soleil ensorcelé
Tes yeux se perdent dans mes nuits
On n'était pas du même monde
Mais qu'est-ce que ça fait maintenant
Puisque les anges et les colombes
Se sont enfuis avec le vent

Elle disserta la moitié du poème, surprise.
- Tu m'avais jamais dit que t'écrivais.
- J'ai jamais écrit.
- Et ça, c'est quoi ?, dit elle en brandissant les feuilles devant le nez de Camille.
- Des feuilles, je crois.
Kiev la regarda d'un regard, pas très rassurant, et attrapa son sac, la main posé sur sa lame coincé à sa ceinture. Ce n'était pas un petit poignard comme beaucoup s'y attendaient mais une longue lame d'une treintaine de centimètres onée d'une pierre en forme de serpent.
- J'y vais, j'ai un cours à donner. Salut.
Elle se bisèrent, et Camille s'assis dans le canapé et se mit à zapper. Cyprien sortit de la salle de bain, dégoulinant, se séchant les cheveux avec une serviette.
- Cyprien ?
- Oui ?
- Je veux aller voir Prince d'Avril cet après midi.
Cyprien sourit, et sans un mot, alla s'habiller.

◘◘◘

La vieille voiture de Cyprien s'arrêta dans l'allée de la ferme et les deux jeunes gens en déscendirent.
- Elle est à qui cette ferme, en fait ?
- A un ami. J'ai retrouvé Prince et je l'ai amené là.
- La classe, mon chiri.
Un sourire triomphant s'afficha sur le visage de Cyprien. Il laissait Camille entrer seule dans la grange. Plusieurs bruits de chocs, des mots doux, des hennissements furieux, et puis... le silence. Et Camille qui revient, tentant de persuader l'étalon de la suivre. Depuis combien de temps n'avait il pas vu la lumière du jour, après tout ? Camille confia la longe à Cyprien, et entreprit de brosser l'étalon dont la robe se révélait être d'un blanc laiteux.
- On peut pas le remettre dans cette grange, il va péter un plomb.
- Bah j'sais pas... Chez nous ?
- Arrête de faire de l'humour s'il te plaît, ça te réussit pas.
- Hum... Bon... Y'a un champs là bas, o a cas l'y mettre.
- Et bah voilà !
Elle lâcha l'étalon, qui, après quelques minutes d'hésitation, se cabra violement et parti au grand galop au fond du champ. Camille, sourit, soulagé. Son protégé était en sécurité, dans son corp et dans sa tête. En voyant la mine renfrognée de Cyprien, elle lui déposa un baiser au coin des lèvres, en même temps qu'un regard de cocker dans le creux des yeux.
- Tu fais la tête ?
Cyprien sourit et la prit dans bras. Personne n'aurit soupçonné qu'il y a deux jours, elle tentait de mettre un terme à sa vie.

◘◘◘

La nuit était bien présente dans l'habitation de Cyprien et Camille. Côté à côte dans le lit, ils se laissèrent bercer par les bras de Morphée...

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 17:54

Cyprien caressait machinalement le chien de la ferme. Camille était partit chercher Prince d'Avril dans le champs où ils l'avait mis hier. Il fronça les sourcils en la voyant revenir seule, les lèvres tremblantes, catastrophée.
- Cyprien... Prince n'est plus là...

◘◘◘

Cyprien se redressa presque immédiatement.
-Tu es bien sûre ?
- Certaine, je l'ai cherché partout. La barrière était ouverte quand je suis arrivée, elle a été forcée. Prince d'Avril est pas parti tout seul. Il a été...
- Volé. J'ai compris. Seulement, si on dit ça à la police, ils ne vont pas nous croire et il vont croire à une fugue. Il faudra qu'on se débrouille tout seuls, je crois bien.
Camille ravala sa salive et baissa la tête vers le chien que Cyprien caressait. Un berger allemand dans la force de l'âge, impressionant.
- Il est beau hein ? Tu sais qu'il a été dans l'armée, comme chien policier ?
- Comme chien policier tu dis ? Attends voir...
Elle courut vers le champs, et revint, triomphant, avec une casquette, appartenant probablement aux ravisseurs. Cyprien la regardait, sans comprendre, tandis qu'elle se penchait vers le chien.
- Va y mon chien.. Cherche !
Le chien, un peu surpris, la regarda un peu, et d'un seul coup, se mit à courir vers le champs, poursuivit par Cyprien et Camille.
- Bonne idée, admit Cyprien.
Ils entrèrent dans un bois, et quelques minutes plus tard, le chien s'arrêta, à l'arrêt. Camille s'accroupit à ses côtés, et observa. Une écurie, aux chevaux magnifiques qui se comptaient par vingtaines. Des chevaux immenses, des chevaux athlétiques, voués à l'équitation de haut niveau qui déscendaient à la pelle de camions noirs. Et puis, au milieu d'eux, il y avait un beau gris fantomatique, que Camille reconnut sur le champs. Prince d'Avril, se cabrait, quatre hommes étaient cramponnés à son licol. Et puis, il l'aperçut. Bizarrement, il se calma, attentif. Camille rejoignit Cyprien, effondrée. Le chien les suivaient sans comprendre.
- On reviendra ce soir. Avec Kiev., déclara Camille.

◘◘◘

Kiev avait immédiatement répondu présent, lorsque Camille lui avait demandé ce "petit" service. A présent, dans l'obscurité opressante, elles glissaient vers le paddock où Prince était parqué. Au moment où elles le sortaient du paddock, un homme arriva en courant, braquant sa lampe vers elles. Camille réfléchit à toute vitesse, et bondit sur Prince.
- Kiev, monte !
Kiev, grace à des réflexes surhumains, sauta derrière Camille, sur l'étalon en liberté. Du suicide pour certains. La routine pour elles. Au passage, un coup de pied cueillit l'homme dans le ventre, le laissant KO. Camille posa sa main sur l'encolure de Prince.
-Allez... On y va maintenant.
L'étalon, comme si il avait comprit, se mit à trotter vers la sortie. Seulement, à la sortie du "camps" plusieurs hommes les attendaient, accompagnés de molosses impressionants. Elles ne savaient pas dans quoi elles étaient tombés, c'etait visiblement plus que de simples vols de chevaux. C'était sans compter sur Kiev. L'étalon, impassible, prit le galop, tandis que Kiev mettait deux des trois hommes à terre, sans que Camille ne sache comment. C'est une fois le camps largement dépassé que Camille lui lança.
- Comment t'as fais ça ?
- Je suis une marchombre, Camille. Une marchombre fait ce qui lui plaît.

◘◘◘

Prince réintégra la grange fermée par un solide cadenas, et les deux jeunes femmes leur lits. Kiev fut invitée à un dîner en compagnie de Cyprien Camille et... Kurt. Camille souriait déjà rien qu'en imaginant la soirée qu'elle se préparait à passer. Il fut convenut que rien ne serait dit sur la soirée de la veille. La journée étaity passée à toute vitesse, Cyprien la passa à dessiner sa chère Camille sur son cahier à croquis, et Camille à faire des gâteaux. A présent, cette dernière finissait d'enfiler ses chaussures, et elles rejoignit Cyprien dans la voiture.
- J'pense que la soirée va être mouvementée., déclra t-elle.
- Ah oui, je ne t'ai pas dit. Kurt amène sa cousine, elle est de passage en ville.
- Ok... Elle est comment cette cousine ?
- Bah... C'est la cousine le Kurt quoi.
Camille sourit. Elle ne le sentait pas trop cette cousine, sans pouvoir l'expliquer. Ils se garèrent devant le restaurant. Kiev, habillée dans d'élégants habits sombres qui la noirceur extrême de ses cheveux, Kurt, ayant probablement pioché ses habits dans son armoire 30secondes avant de partir, et la dénommée Charlee, grande, brune, engoncée dans un décoletté plongeant et un jean plus que moulant. Les yeux de Camille se révulsèrent. Ils s'installèrent à une table un peu isolée, et commandèrent rapidement. Très vite, Camille s'aperçut, témoignage de Kiev à l'appui, que Charlee draguait Cyprien. Aussi Camille lui lançait elle des éclairs dès qu'elle adressait la parole à son chéri. Elle ne remarquait même pas que Kurt tentait sa chance avec Kiev, sans grand succès. Lorsqu'il posa sa main sur la sienne, elle planta ses yeux noirs dans les siens.
- Je ne te le conseille même pas tu vois.
Kurt, désorienté, avait suivit les conseil de la jeune femme et reprit le cours de la discussion. Camille devenait rouge pivoine en regardant Charlee lancer des sourires complices à Cyprien. Mais pour ne pas gâcher la soirée, Camille ne dit rien. Kurt tentait vainement de cherche l'atome crochu avec Kiev, mais revenait toujours avec des répliques cinglantes. Juste avant que Camille n'éclate, Charlee se tourna vers elle et lui adressa un sourire. C'est une fois à Cyprien qu'elle adressa sa question.
- C'est ta copine Camille ?
- Plus ou moins...
Camille se leva d'un seul coup, et prit la main de Cyprien.
- Viens. J'dois te parler.
Cyprien la suivit, jusque dans les toilettes.
- Alors comme ça, je suis "plus ou moins" ta copine ?
- Nan mais Camille, je voulais pas le dire comme ça...
- Ah oui ? Et tu voulais le dire comment ? Dis tout de suite que t'aimerais bien te la taper toi, la cousine !
Cyprien lui caressa le visage, mais Camille repoussa sa main d'un geste sec.
- Hey, Camille, t'inquiètes pas... Je t'aime moi.
- Bien sûr. Alors retournes avec ta Charlee, et laisse moi tranquille !
Elle le repoussa et sortit des toilettes, furieuse.
- Mais... Camille...
Il la suivit, se passant la main dans les cheveux, et reprit sa place à la table. Charlee le couvrit d'un regard... dérangeant.
- Un problème ?
- Non non...
Il lança un regard vers Camille qui ne le regardait même plus, trop occupée à discuter avec Kiev. Cette dernière, avec le temps, avait tout même finit par discuter un peu avec Kurt, pas très habitué à se prendre des râteaux en public. Le dessert arrivait, tous aussi somptueux les uns que les autres. Une tarte aux fraises pour Camille, une forêt noire pour Kiev. Camille ne lâchait plus Charlee des yeux, mais aucun regard ne s'adressait à Cyprien. Quand ils rentrèrent chez eux, l'ambiance n'était pas à la fête.

◘◘◘

Ils se couchèrent dans le lit, sans un mot. Cyprien s'approcha de Camille, et lui fit un baiser sur le front.
- Tu m'en veux tant que ça ?
- A ton avis ? Tu croyais que je te voyais pas moi ? Tout le repas elle t'a fait du gringe et t'as rien dit, rien ! Tu m'as pas dit un mot de la soirée, tu t'es pas interessée ni à Kurt, ni Kiev !
- Mais Camille...
- Tais toi ! Tu sais quoi, j'préfère pas dormir avec toi cette nuit moi...
Elle se leva, et claqua la porte de la chambre derrière elle, tandis que Cyprien, catastrophé, se redressa et la regardit partir.
- Camille fais pas la conne, reviens !
- Je dors dans le canapé ! Laisse moi !
Camille, dans le canapé, se mit à pleurer doucement dans sa couverture, et se pelotonna contre leur chat, triste.

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 17:57

Cyprien se réveilla avec la ferme intention de mettre cette histoire avec Camille à plat. Il l'aimait, évidement. Elle était dans le salon, avec Kiev, et regardait la télé. Elle ne lui adressa même pas un regard, même si Kiev lui adressa un sourire de bonjour. Même si elle ne jugeait décidement pas correcte la tenue que Cyprien avait eue hier, elle détestait s'immiscer dans les problèmes de couples. Cyprien s'enfonça dans la salle de bain et alluma la douche. C'est à ce moment même que Kiev se tourna vers Camille.
- Ca va toujours pas avec Cyprien ?
- Je sais pas moi, j'suis juste une amie tu sais...
- Donc ça va toujours pas...
- T'as vu comment y la reluquait cette... cette...
- Empotée ?, suggéra Kiev en souriant. Evitons d'être vulgaire.
Un sourire éclaira enfin le visage de Camille.
- Oui, cette empotée convient très bien. Tu vois moi j'aurais voulut qu'il fasse connaissance avec toi et tout... Mais nan, monsieur doit passer la soirée avec "Charlee" !
- En plus, Charlee c'est un nom de mec.
- C'est peut être un travesti.
- Un travesti qui allume Cyprien ?
- J'aimerais bien pour lui, ça lui apprendrait.
Kiev eut un petit sourire.
- T'es toujours fachée contre lui.
- Bah oui.
Elles changèrent de sujet, Kiev déblatarant dramatiquement sur les avances maladroites que Kurt lui adressaient, et Camille sur la qualité du repas.
- En parlant de repas, lança Camillen, Y'a rien à manger. Reste manger avec nous, je vais commander des pizzas.
- D'accord.
Kiev attendit qu'elle soit sortie et se précipita vers la porte de la salle de bain.
- Cypriiien, laisse moi entrer !
- J'suis pas présentable !
- J'm'en fout moi.
Elle entendit quelques grognements, le bruit de la serrure, et Cyprien, tout mouillé, dans un peignoir blanc.
- Ah bah enfin. Faut que je te parle, vite.
- Quoi ?
- Excuse toi envers Camille dès que je suis partie. Enfin si tu veux pas la perdre.
- Mais...
- Tu discutes pas. Une fille comme ça on la laisse pas filer au premier coup de vent. Elle vaut dix fois plus que toutes les pétasses du monde réunies ok ? Alors tu me laisses m'occuper de notre amie Charlee et toi tu rectifie le tir avec Camille. Je compte sur toi.
Juste avant de fermer la porte, elle ajouta :
- Très joli, ton peignoir au fait.
C'était presque vrai. Kiev détestait s'immiscer dans les problèmes de couples.

◘◘◘

Kiev partit de l'appartement avec un sourire, et Camille se retourna, regarder la télé. Cyprien la rejoignit, à son grand étonnement.
- Camille, il faut qu'on parle.
- Qu'on parle de quoi ? Tout a été dit je crois.
- Excuse moi, s'il te plaît. J'ai été trop con, j'veux pas te perdre. C'est Kiev qui m'a ouvert les yeux. Je t'aime, j'veux pas que ça se finisse comme ça.
Un silence pesant suivit.
- C'est sincère ?
- Evidement que c'est sincère.
- Alors d'accord.
Un sourire se dessina sur le visage de la jeune femme et elle se pencha pour l'embrasser. Cyprien sourit, et la prit sur ses genoux.
- Je te pardonne, après tout tu m'as sauvé la vie.

◘◘◘

Pendant ce temps, Kiev avait revêtu sa "tenue préférée". Aussi bonne en manipulations verbales en manipulations physiques, elle pouvait fondre dans le paysage. Aussi souple qu'une panthère, en deux temps trois mouvements, elle devenait Ombre parmis les Ombres. Elle devait se faire passer pour quelqu'un que Charlee aimerait immédiatement. Aussi dire, son contraire. Elle fouillait dans son placard, desespérée, et opta en dernier recours à une robe assez courte, la chose qu'elle trouvait se rapprocher le plus du caractère de Charlee. Détestant se séparer de son arme, elle le fourra dans son sac à main. Satisfaite, elle se mit à marcher vers chez Kurt.
Quelques minutes plus tard, Kiev sonnait chez Kurt, supposant que Charlee s'y trouvait. Lorsque la grande brune ouvrit, Kiev l'accueillit avec un immense sourire.
- Oh chériiie, tu te souviens de moi ? La copine de Camille hier, au restaurant.
- Oh oui, entre je t'en pris !
Kiev, soufflant un bon coup, redoutant de tomber sur Kurt, ou de ne pas savoir gérer un coup de nerf en bonne bimbo.
- Tu veux quelque chose à boire ?
- Euh... Un verre de lait ?
Un sourire angélique suivit cette proposition un peu déplacée dans le contexte, mais Charlee obtempéra, après un petit regard de travers. Kiev s'assit à la table du salon et s'empara furtivement du numéro de téléphone de Cyprien qui trônait sur cette même table. Peu importe à qui il était adressé, Kurt ou Charlee, elle ne prenait pas de risques. Quand celle ci réapparut, un verre de lait et de coca à la main, Kiev reprit une attitude "normale".
- Au fait, pourquoi t'es venue ici ? questionna Charlee.
- Ah, oui... Tu sais Cyprien, il a des problèmes. Comme ça au premier abord, il a l'air gentil mais passé les premiers jours, il devient insupportable.
Charlee, en face, ouvrait de grands yeux.
- Oui il est...
Elle hésita un peu.
- Violent. Je te dis ça parce que hier j'ai vu que tu t'intéressais à lui donc...
Kiev sourit, bêtement presque. Son rôle lui collait à la peau. Mais, contre toute attente, Charlee eut le même sourire, avec une pointe d'hypocrisie en plus.
- Ecoute, Kiev, j'ai rien contre toi, mais j'ai rien contre Cyprien non plus. J'en ai rien à péter qu'il soit avec Camille. Quand je veux quelque chose moi, je l'obtient.
Kiev caressa du bout de doigt sa lame, dans son sac.
- Je pense que cette fois, il y aura exception à la règle.
- Et pourquoi ça ?
Kiev sortit son arme de son sac.
- Parce que moi, j'ai ça.
Tandis que Charlee ouvrait la bouche en essayant de dire quelque chose, Kiev se lança dans une tirade, en caressant l'émeraude bleue au pommeau du couteau.
- C'est un héritage de mes grands parents. Elle a plusieurs centaines d'années, et est transmise de générations en générations, depuis que la première marchombre est née. Elle a même un nom. Elle s'apelle Z'arrock. Joli non ?
Charlee n'avait aucune idée de ce qu'était une marchombre, et elle hocha la tête.
- Donc si tu veux pas que Z'arrock fasse de dégats, tu vas lâcher Cyprien, sur le champs. Compris ?
Charlee secoua la tête.
- Je fais ce que je veux. Tu vas pas me tuer pour ça toute façon.
- Pas te tuer. Bien pire.
- Tu ne me fais pas peur. J'le lâcherais pas, que tu le veuille ou non.
- C'est toi qui vois.
Elle se leva après avoir finit son verre.
- Bon, j'ai plus rien à faire ici, moi.
Elle prit son sac et passa la porte.
- A bientôt Charlee. A bientôt.

◘◘◘

C'est Cyprien qui ouvrit la porte à Kiev.
- Cyprien, Camille est là ?
- Non, pourquoi ?
- Alors laisse moi entrer.
- Ok, ok...
Kiev s'assit sur la tale de la cuisine.
- Charlee sait pas qui je suis.
Il l'encouragea pousuivre d'un signe de tête.
- Elle a dit que je ne l'impressionait pas. On va mettre les menaces à exécution. Opération commando. Je t'explique...

◘◘◘


Avec ses cheveux attachés en queue de cheval, un survêtement noir et des chaussures silencieuse, Kiev se sentait plus à son aise. Cyprien se gara devant la maison de Kurt et coupa le moteur. Kiev, en deux temps trois mouvements marchait dans le jardin, invisble, profitant du moindre espace d'ombre. Elle roulait, rampait... Comme un chat, elle sauta sur les murs de la maison. Décélant la moindre faille dans le mur, elle grimpait à une vitesse vetigineuse. D'un seul coup, elle s'immobilisa et se colla au mur. La lumière s'alluma, et, par la fenêtre, on vit Kurt prendre un chou à la crème. Un point contre lui, que Cyprien comptait bien utiliser pour la suite. Le calme revint, et Kiev reprit son ascension. Elle passa par la fenêtre, et disparut à l'intérieur de la maison, aussi silencieuse qu'une fourmi. Mortellement efficace. Ses pas glissaient sur le parquet, elle atteint la porte de la chambre de Charlee en un temps record. Elle l'ouvrit, sans un bruit, et se faufila à ses côtés. Là dessus, elle posa délicatement sa lame sur la gorge de Charlee et lui chuchota à l'oreille :
- Bouh.
Que se soit le conctact de l'acier glacé ou la voix grasse et rauque de Kiev qui l'ai ainsi fait sursauter, le résultat était le même. Charlee déglutit difficilement, Kiev le sentait au bout de Z'arrock.
- Eh bien Charlee, tu n'as toujours pas peur de moi ? Ce serait dommage que j'appuie un peu trop fort sur cette lame, non ?
Charlee approuva d'un signe de tête.
- Je t'avais dit de te méfier. Et tu sais, même si tu apelles quelqu'un quand je partirais, ça ne servirait à rien, Charlee.
Elle articula très fort dans l'oreille de Charlee.
- Je suis une marchombre. Les lois ne m'atteignent pas.
Elle eut un petit sourire satisfait.
- Tu sais ce qu'on va faire ? Soit, j'enlève Z'arrock de ton cou et tu ne touches plus ni à Camille, ni à Cyprien, soit, tu y touches encore et dans ce cas là, je reviendrai te trancher la gorge et je te donnerai à manger aux requins... Ok ?
- Ok.
- Bien.
On vit l'ombre se détacher du corp de Charlee, et sa main se détacher de son cou. Charlee, la respiration battante, se massa le cou et se redressa. Elle n'était plus là.

◘◘◘

Kiev s'assit dans la voiture de Cyprien, et soupira. Il démarra le moteur.
- C'est bon. Ce n'est plus qu'un mauvais souvenir.
- Bien joué.
Kiev rit un peu, sans raison. Ce n'était pas vraiment un rire. Plutôt le bruit d'un chat qu'on égorge.
- A présent, à toi Cyprien.
- Quoi ?
- J'te revoit une seule fois fourré avec cette pouf, j'te jure que je viens te voir, je t'égorge, je te coupe en quatre morceaux et je te jette dans le parc.
- T'es pas sérieuse. Toute façon t'arriverais pas à me maitriser.
Kiev sourit.
- Camille t'as raconté comment on s'est retrouvées ?
Cyprien la fixa d'un air ahuri.
- Bon ok... J'lui parlerai plus.
- Bien. C'est plus raisonnable comme ça.

◘◘◘

Camille rejoignit Prince d'Avril à treize heures, chargée d'une selle, un tapis et un filet. Il l'accueillit d'un hennissement jovial, ses crins emmélés plein de paille. Soulagé de le voir à sa place, elle entreprit de le seller. Tout en le brossant, elle observa sur lui de nombreuses cicatrices, courant de sur épaule à son jarret, de son garot à sa croupe. Elle fronça les sourcils. Aucune raison que ce soit de simples blessures faites au champs. Il avait été battu, sans aucun doute. Elle ravala sa salive, de colère, et conduisit l'étalon la petite carrière d'herbe emménagée spécialement pour elle. L'étalon se montra presque exemplaire. Un vrai amour, pensait elle. Elle ne poussa pas à plus d'une heure, pour ne pas l'épuiser physiquement et psychologiquement.

◘◘◘


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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 17:57

Quand Camille ouvrit la porte de la chambre, elle découvrit Cyprien en pleine discussion avec un inconnu. Pas encore très réveillée, elle entra dans la salle de bain en grommelant des mots imcompréhensibles. Lorsqu'elle en ressortit, toute bien maquillée et habillée, elle adressa un sourire à l'inconnu au tee shirt blanc.
- Tu ne nous présente pas, Cyprien, lança elle.
- Ah si, si... Camille, David un copain, aux beaux arts avec moi. David, Camille, ma copine.
Elle afficha une mine réjoui, elle seule savait pourquoi.
- Enchantée... David.
- Tu pars ? demanda Cyprien.
- Ouais. Kiev a décidé de mettre sa jument avec Prince, donc je vais l'aider.
- Ok... Reviens vite !

◘◘◘

Kiev l'attendait devant la grange, taillant un morceau de bois avec son couteau.
- Hey ! Elle est arrivée ?
- Va voir par toi même.
Camille sourit, et poussa la porte de la désormais écurie. Une petite jument alezane y trônait, fière, tout comme sa maîtresse. Prince, éberlué d'avoir une si jolie jument avec lui, n'en finissait plus de faire le beau.
- Elle s'apelle comment en fait ?
- Sang d'Encre.
- Ca lui va très bien.
Un bruit de pneus dans la cour les interrompit, elle sortirent de la grange rapidement. C'est, avec étonnement, la voiture de Cyprien qu'elle y trouvèrent. A l'intérieur, David et Cyprien, qui firent un grand sourire.
- Kiev je te présente David, lâcha Camille en souriant.
- On est venus voir comment vous vous en sortiez, déclara David.
Kiev lança un regard vers Camille qui souriait. Soudain, une voix retentit.
- Ces chevaux ont été volés !, clamait un homme barbu.
Tandis que Kiev s'evertuait à faire comprendre au monsieur qu'IL les avait volé et qu'elles n'avaient fait que les récupérer, Camille sellait les deux chevaux en quatrième vitesse. Une fois sa jument prête, Kiev fit un sourire à l'homme, avant de monter sur Sang d'Encre.
- Ecoute, c'est pas que je m'ennnuie mais... On se reverra t'inquiète pas !
Sang d'Encre s'élança d'un seul coup, et Kiev dû baisser la tête pour passer la porte. Camille s'élança à sa suite.
- Un problème ? leur lança David.
- On vous apellera !
Mais déjà, les deux filles étaient loin. Elles s'enfonçaient dans les bois à une allure vertigineuse. Le barbu sortit de la grange, rouge de colère.
- Où sont elles partis ?
- Aucune idée, mentit Cyprien avec un sourire. Vraiment, désolé.
Il s'en alla après quelques minutes de menaces à l'égard des deux garçons. Lorsqu'ils rentrèrent dans la voiture pour partir, David finit finalement par lâcher :
- Elle est pas mal Kiev.
Cyprien l'observa, presque inquiet. Il est vrai que Kiev était belle, très belle même, mais les rares hommes s'y étant frottés n'en étaient pas sortis indemnes.
- C'est une sauvage, fais gaffe.
- Nan mais, j'dis juste qu'elle est pas mal.
- J'te préviens juste...

◘◘◘

- Il a quand même fini par nous lâcher.
Kiev et Camille poussèrent la porte de l'appartement vers dix huit heures. Elles avaient fini par semer l'homme à la barbe et avaient caché les deux chevaux vers un ami de Kiev, où ils étaient en sécurité. David et Cyprien regardaient pour une énième fois la télé, en compagnie de Kurt et d'un nouvel inconnu. Camille soupira et invita Kiev à enter. Elle crut voir David rougir en apercevant cette dernière. Ou peut être pas. Kiev sourit ostensiblement et s'approcha de Kurt. Sans un mot, elle mit son doigt sur son ventre.
- Eh ! Mais ça va pas ! protesta il.
- Je pensais bien, c'est mou. Arrête les choux à la crème, ça te réussit pas.
Il la fixa sans comprendre, pendant qu'elle prenait place dans un fauteuil, assise en tailleur. Camille elle, s'asseyait à côté de Cyprien.
- Oh fait, les filles, je vous présente Julien, dit il en désignant le jeune homme aux cheveux blonds, un peu long. Julien, voilà Kiev, et Camille.
Les commentaires sur la programme télé fusaient, flatteurs ou... moins. David ne lâchait presque plus Kiev des yeux, Cyprien se mangeait tout seul le paquet de chips, Camille l'y aidait, Kurt baillait et se faisait railler par Kiev, et Julien commentait avec finesse et humour le match de foot.
- Hum, en fait Julien tu fais quoi toi, dans la vie ? lança camille.
- Je braille.
Camille loucha, et Julien se reprit.
- Nan, sérieux j'suis chanteur.


◘◘◘

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 17:58

Kiev et Camille, côte à côte, suivaient avec fluidité les mouvements de leur chevaux. Elles descendaient au pas le flanc d'une colline, sous les caresses chatoyantes du coucher de soleil. Les feuilles flétries des arbres les entourant formaient des signes indistincts. Côte à côte, elles attendaient la nuit, pour pouvoir admirer la pleine lune et sa pluie d'étoile. Non loin d'elles, David et Julien marchaient d'un bon pas, pendant que Cyprien s'asseyait sur une pierre, et soupirait.
- Kiiev !, s'écria t il, C'est encore loin ?
- On dirait que t'as six ans. Tais toi et marche.
- C'est facile pour toi, t'es à cheval.
- Même si tu montais Sang d'Encre, j'irais plus vite que toi. Alors tais toi.
Bizarrement, Cyprien se releva et ne dit plus un mot. Julien l'observait en pouffant, et David souriait, amusé par la faculté de Kiev de faire ce qu'elle voulait de n'importe qui. Sans prévenir, cette dernière s'arrêta sur un petit plateau de pierre et mit pied à terre, aussitôt imitée par Camille. Elles s'assirent sans un mot et en attendant les autres, admirèrent la fin du coucher de soleil. La soirée fut magnifique, entourée par les étoiles et la lune rousse.En plein milieu, Cyprien lança à Kiev :
- Au fait Kiev, tu dis tout le temps que tu es une marchombre... Qu'est ce que c'est, au juste ?
Sans un mot, elle fouilla dans son sac et en sorti un livre relié du cuir.
- Lis le, tu comprendras.

◘◘◘

Cyprien et Camille étaient repartis chez eux, imités par David et Julien. A présent, Kiev était seule. Seule en tête à tête avec la forêt, éclairée par la lumière d'une pâle blancheur de la lune. Ses pas s'enfoncèrent tous seuls au pied des arbres, des images de son enfance lui revinrent en mémoire. Un frisson la parcourut soudain, et sans prévenir, elle se retrouva en haut de ce vieil chêne qui veillait sur elle d'un air bienveillant. Des paroles lui revenaient en mémoire, inexorablement.
Les mouvements d'un marchombre, quoi qu'il fasse, ne sont que puissance et harmonie, comme une partition de musique ininterrompue.
Elle se mit à se balancer de branches en branches, d'arbre en arbre, en communion avec le bois, dont elle faisait à présent parti. Elle s'écrasa sur le sol avec la souplesse d'un chat et s'assit, la tête dans la main. Une larme roula sur sa joue. Elle n'avait pas vraiment choisi cette vie, et n'était pas sûre de vouloir la vivre.

◘◘◘

Il était plus de trois heures du matin, mais Cyprien, absorbé par sa lecture, ne semblait pas fatigué le moins du monde. Aucune phrase n'expliquait vraiment ce qu'était un ou une marchombre, mais il devinait qu'il avait là une alliée redoutable.
Un voleur débutant passe par la porte.
Un voleur malin par la cheminée.
Un voleur expérimenté passe par la fenêtre.
Un marchombre passe.
Camille le rejoint, et alluma la télé.
- T'en as pas marre là, de lire ?
- Nan, pas vraiment... Kiev m'intrigue.
- Tu veux que je t'explique ce qu'est un machombre ?
- Bah ça m'éviterrais de faire une nuit blanche quoi...
Camille réfléchit un moment.
- Kiev a été élevée dans un coin très reculé d'Asie, le seul endroit où les marchombres subsistent, de génération en génération. Dans une famille, le marchombre mourrant désigne celui ou celle qui le remplacera. Kiev a été choisie par son grand père. Pendant cinq ans, elle a réçu une éducation très dure. L'Art du Combat en général, la manipulation... Elle est tellement douée qu'elle pourrait te convaincre de me tuer.
- Mais alors elle est dangereuse ?!
- Pour ses ennemis. Maintenant, les marchombres ne servent plus beaucoup, étant donnés toutes les armes qui ont été inventées... Mais pour ton bien, essaye de ne jamais contrarier Kiev, elle a un sale caractère en plus. Je ne connais pas tout d'elle, même si j'ai grandi avec elle...
- Tu as grandi en Asie ?
- On va se coucher maintenant ?
Cyprien maugréa, et suivit Camille dans la chambre, fatigué.

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 17:59

Kiev se rendait avec lassitude voir Sang d'Encre et Prince d'Avril. On était tôt, très tôt le matin, et seuls ses pas résonnaient dans les rues pâles et embrumées, elle remit son sac bandoulière en place. Ses cheveux noirs jais flottaient sous la brise glaciale et ses regard vif se promenait sur le décor avoisinant avec attention. D'un seul coup, ils s'arrêtèrent sur un homme à l'allure douteuse, grand manteau noir et lunettes de soleil. Kiev leva la tête avec fierté, et s'arrêta. Elle avait reconnu l'uniforme, et aurait tant voulut l'oublier... L'homme eut un petit sourire méprisant et ses mains apparurent au grand jour. Des mains verdâtres, pleines de rides et de cicatrices, mais terriblement effrayantes, qui se recroquevillèrent sur elles même, cachant des ongles noirs et aiguisés. Kiev serra sa lame contre sa main, et toisa l'homme d'un regard noir.
- Qu'est ce que vous faites ici ?, lança t-elle.
- Je suis venue te voir, il faut que tu reviennes.
- Arrête, ça fait longtemps que j'ai compris que vous utilisiez les pauvres gens qui ont plongé à vos fins.
- Ne dis pas ça, Yaev...
- Je ne m'apelle pas Yaev !, la coupa violement Kiev.
- Mais bien sûr que si. Tu sais que tu as toujours ta place chez nous, et si tu n'y viens pas de ton plein gré, je devrais me résoudre à t'y amener de force.
- Tu crois y réussir ?, cracha Kiev avec une pointe de dégoût à l'homme de plus de deux mètres.
- Sans me vanter.. Oui.
Aussi agile qu'une pensée, aussi silencieuse qu'un chuchotement, Kiev se retrouva sur les épaules du géant, et appuyait avec force sur le cou de son agresseur. Sa lame se retrouva contre sa peau et un filet de sang coula. Cependant, l'homme souriait. Il se jeta à terre et balança comme une vulgaire poupée de chiffon Kiev à terre. Au moment où il allait la plaquer au sol, celle ci se retourna et le plaqua par terre. La dessus, les yeux de la jeune femme se fixèrent dans ceux de l'homme et celui ci fermit les siens, pendant qu'elle posait son doigt sur ses lèvres.
- Chut... Sois sage...
Elle se releva délicatement et se reprit son chemin, déibérement. Lorsque qu'elle se retourna, le corp de l'inconnu avait disparu. Elle se mit à courir retrouver Sang d'Encre, les yeux inquiets. Elle les savait capable de tout, et même du pire. Ils n'hésiteraient pas à la supprimer, pour le simple appât du gain... Ou goût du risque ?

Assise dans la paille, les yeux rouges Kiev réfléchissait, près de Sang d'Encre qui la regardait d'un drôle d'air. Elle connaissait ses capacitées, autant que les leurs. Pour une des premières fois de sa vie, Kiev avait peur. Elle se sentait observée, menacée. Peut être que dans quelques secondes, l'un d'eux lui sauterait dessus et l'amenerai là bas. Les traumastimes qu'elle avait vécu s'y trouvant, elle ne pouvait même pas y penser, comme une barrière infranchissable dans son esprit, comme un brouillard épais qui s'installait dès qu'elle essayait de s'y rendre. Effet des drogues qu'ils lui administrait, pour la calmer. Sans ça, ils ne pouvait pas l'avoir. Malgrès son air passif, rien ne lui échappait. Une fourmi marchait sur un brin de foin. Les pneus de la voiture de Camille crissaient dans les graviers. Une araignée tissait sa toile, elle en sentait la douce poésie. Doucement, elle respira un bon coup, et alla retrouver son amie, avec un sourire. Elle ne pourrait peut être pas sauver les apparences, mais au moins sa fierté serait intacte.

~~~

Camille serra la sangle de Prince d'Avril machinalement, lui passa le filet. Kiev était bizarre aujourd'hui, comme quand elle l'avait rencontrée pour la première fois. A ce moment là, elles étaient encore adolescentes, et ne se lachait jamais d'une semelle. Mais souvent, Kiev s'absentait de longues journées, quelques fois plusieurs semaines d'affilée, et revenait changée. Personne n'avait jamais su où elle allait, ni ce qu'elle faisait. Tout en réfléchissant, Camille amena Prince devant les écuries et monta dessus en attendant Kiev. Elle arriva quelques secondes plus tard, les sens en alerte. Une Ombre avait bougé là bas, elle en était persuadée. Seulement, Camille était là, et elle devait la protéger. Elle monta donc sur Sang d'Encre, et se mit en marche. Si Prince et Camille restaient bien calmes à l'arrière, Kiev et sa jument trottait, faisant de longs allers retours, au trot et au galop. La jument savait que Kiev ne se trompait jamais, et lui faisait entièrement confiance. Camille fronçait les sourcils, terriblement inquiète pour son amie. Une demi heure après qu'elles aient quitté l'écurie, Kiev s'arrêta à côté de Camille, et souffla :
- Camille, il faut que tu me promette de faire tout ce que je te dis de faire.
- Mais, qu'est ce que ce passe ?
- Pose pas de question, contente toi de m'obéir. C'est mieux pour toi.
- Hein ?
- Pars dans le chemin de droite, et galope. Si tu corises quelqu'un, tu ne t'arrêtes pas, tu traces ok ?
- Mais...
- Je continuerais sur ce chemin. Si j'ai un problème je t'apellerai.
- Kiev, je serais loin.
- La distance ne compte pas. L'important c'est la confiance que tu as en moi. On est fusionelles, toutes les deux.
Camille posa sa main sur celle de Kiev.
- Fais attention à toi Kiev, je t'en supplie. Je ne sais pas ce qui se passe, et je ne veux pas le savoir. Mais je t'en prie, fais attention, je tiens à toi...
- Ne t'inquiètes pas...
Kiev serra Camille dans ses bras.
- Allez, il est temps.
La marchombre observa Camille s'éloigner dans le chemin, et elle se mit à trotter. Kiev soupira. Elle était seule, et n'avait plus à la protéger. Elle devait se débarasser de cette menace opressante qui la suivait partout où elle allait, depuis tant d'années. Elle s'attendait à en voir surgir un d'un buisson. Comme toujours, elle se battrait contre lui, gagnerait, et lorsqu'elle se retournerait, il ne serait plus là. Et ce serait comme ça jusqu'elle perde, et que sa vie et sa conscience soit fichue. Elle sentait sa présence. Dans le frémissement des feuilles, et le chant du vent. Mais surtout, elle le sentait dans sa tête. Il essayait de la manipuler de l'intérieur. Si il y arrivait, elle était fichue. Alors, elle arrêta Sang d'Encre et se concentra. Son esprit s'effilochait, comme s'il prenait un fil et tirait dessus, défaisant tout l'ouvrage. Peu à peu, sa conscience éclatait, bulle par bulle, vaisseau par vaisseau. Elle se concentra, intensément. La puissance avec laquelle il réussissait à la maitriser la sidérait. Mais, la vie reprit le dessus. Elle coupa le contact traitre d'un seul coup, et il se matérialisa devant elle. Le même homme que celui qui l'avait agressée, le matin même. Effrayée, Sang d'Encre se cabra. Kiev dégaina son arme. Lui sortit une seringue de sa poche. En quelques minutes, épuisée, Kiev était par terre, et l'homme se penchait vers elle. Il piqua la séringue dans le bras de Kiev. Et le feu liquide se déversa dans ses veines. Kiev cria, sous l'effet de la douleur. Elle essaya de contacter Camille. Celle ci arriva presque immédiatement. La jeune femme, voyant Kiev en danger, n'hésita pas. Elle lança Prince au galpo et chargea l'inconnu. Celui ci disparut mystérieusement, Camille, ne se posant pas question, chargea une Kiev agonisante sur Prince, et rattrapa Sang d'Encre. Quelques minutes plus tard, elle apellait Cyprien. Un quart d'heure, Kiev était alongée sur le canapé, chez Camille.

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 18:02

Quand Edwin frappa à la porte, ce fut Elys qui ouvrit, presque immédiatement. En le voyant ses yeux s'élargirent, et elle fermit doucement la porte derrière elle.
- Edwin ? Qu'est tu fais là ?, chuchota elle.
- Venu chercher Suzan.
- Ah... Fais attention en entrant, je pense que ça va faire un choc à Kiev.
Ils s'échangèrent quelques mots et entrèrent dans la maison. Camille avait laché son chocolat quelques minutes pour aider sa soeur à se préparer, et Kiev regardait la télé, toute seule. Elys s'en approcha,et lui chuchota quelques mots à l'oreille. Surprise, Kiev tourna la tête vers Edwin. Alors c'était lui, l'homme aux patisseries... Un frisson lui parcourut l'échine. Il avait tant grandi, depuis ... Depuis cette nuit là, cette nuit où ils s'étaient déchirés, où ils furent contraint à se séparer... Ses yeux de Kiev s'allumèrent soudainement, prenant une teinte bleutée, intensifiées par quelques larmes solitaires. Elle se leva, et se jeta dans ses bras, troublée. Il n'eut le temps que de la serrer contre lui, ému.
- Edwin... Tu m'as tellement manqué...
- Chut...
Mais l'émotion était trop forte, et Kiev ne retenait plus ses mots, ni ses larmes.
- Ca fait beaucoup trop longtemps... T'étais où ? Qu'est ce qu'ils t'ont faits ? Tu vas bien ? Tu vas bien hein ?
Edwin déposa Kiev par terre, et sourit.
- Ne t'inquiète pas... Je vais très bien.
Suzie arriva, et, prévenue par Elys que la soirée n'allait pas se passer vraiment comme prévu, salua simplement Edwin par un sourire. Camille, complètement perdue, s'approcha d'Elys.
- C'était pas le mec de Suzie à la base ?
- Je t'expliquerais...
Elle se gratta la tête, et se contenta de sourire. Elle finirait bien par comprendre, dans la soirée... Kiev, s'essuya les yeux, pour reprendre ses esprits.
- Bon ! Tu restes manger hein ? Obligé... Trop de choses à te dire...
Edwin sourit.
- Oh, calme toi !
Quelques minutes plus tard, Camille, Elys et Suzan s'activait dans la cuisine et Kiev et Edwin s'étaient retirés dans le salon. Kiev n'en revenait toujours pas, et Edwin non plus. Tant d'années à se chercher pour se trouver ici... Dans un appartement parisien, à cause des quelques patisseries.
- C'est étrange, Edwin,de se retrouver ici... Je te croyait...
- Mort ? Je l'étais presque. Mais ne t'inquiète pas, tu le sauras bien assez tôt. Parle moi de toi...
- Après qu'on se soit quittés, j'ai quitté le village. J'ai dû les fuir jusqu'à l'année dernière... Tu m'as tellement manqué Edwin, on ne s'était jamais quittés, et puis d'un coup, être séparés, aussi brutalement...
Elle fondit en larmes, et nicha sa tête dans le cou d'Edwin qui, trop pudique pour pleurer, se contenta se fermer les yeux.
- Allez Kiev... Tout est fini, maintenant...
Kiev se releva, et ses joues s'asséchèrent comme par magie.
- Tu as raison. Ce n'est pas du tout mon style de pleurer pas vrai ?
- C'est exact.
Satisfaite, Kiev réajusta sa veste et s'éloigna vers la cuisine, tallonée par Edwin. Les filles s'activaient du mieux qu'elles pouvaient. Contre tout attente, Camille préparait le dessert. Un gâteau au chocolat, glaçage au chocolat. Elys et Suzie, des spaghettis bolognaises. Kiev se mit à mettre le couvert, et Edwin à aider Camille à faire le gâteau. Lorsque celle ci s'accroupit pour le mettre dans la four, elle se rendit qu'à sa ceinture, pendait la même poignard que Kiev. A un détail près. Le diamant dans lequel était sculpté le serpent était d'un violet profond, dans lequel on pouvait presque apercevoir de nombreuses galaxies et d'autres soleils...
Le repas fut excellent et convivial, Kiev ne lâchait pas Edwin des yeux, de peur sûrement que lorsqu'elle tourne la tête, il ait disparut. Au moment de partir, Kiev le suivit devant la porte de la maison.
- Au revoir...
- Reviens vite... Je t'attends...
Edwin sourit, et doucement, posa un court baiser sur ses lèvres. Comme lors de cette nuit d'hiver, quand ils avaient dû se quitter. Kiev sourit, enfin apaisée. Des yeux rouges, dans l'obscurité se demandaient pour combien de temps...

Toute la nuit, Kiev réfléchit. Cette brutale intrusion d'Edwin dans sa vie l'avait bouleversée. Tant de souvenirs refoulés revenaient avec lui, des souvenirs qu'elle aurait mieux aimé oublier. Elle posa sa main sur son poignard, et ferma les yeux. Du rouge, beaucoup trop de rouge... Je reviendrais... Le cauchemar revint, elle revit cette affreuse soirée de décembre....

~~~

Quelques années plus tôt...

Stockolm. 1999.
Le vent soufflait fort, et la neige tombait de plus en plus. C'était le jour des seize ans d'une certaine Kiev, jeune fille à l'allure fantomatique. Elle le fêtait seule, cachée dans une grange avec Edwin. La journée avait été merveilleuse, l'attachement qui les unissait était plus fort que tout. Mais à ce moment là, ce n'était plus la joie qui les emplissait. Mais la peur. Serrés l'un contre l'autre, immobiles, ils écoutaient les bottes crisser dans la neige. Kiev priait intérieurement, les doigts frigorifiés, les yeux fermés. Edwin se terrait dans un coin, à ses côtés, presque invisible. Soudain, la porte s'ouvrit. La conscience de Kiev, qui voulait utiliser son don, vola en éclat. Impossible de le faire ici. Un homme sans âge, au long manteau noir, marcha sans hésitation vers eux. Kiev, sans réfléchir, dégaina son poignard. Quand les dix hommes en noir arrivèrent devant eux, edwin se leva, et se mit devant Kiev. Celle ci lui prit la main, et se mordit la lèvre. Elle ne savait que trop bien ce qui risquait de se passer.
- Edwin. Tu viens avec nous., siffla l'homme.
- Vous n'avez pas à me donner d'ordres. Je suis libre, à ce que je sache.
- Tu sais mal. Prenez le.
Immédiatement, deux hommes indentiques s'approchèrent de lui et le prirent par le bras. Kiev grogna, et décida de faire quelque chose. Impossible qu'ils se quittent comme ça. D'un geste magistral, elle se jeta vers les hommes qui tenaient Edwin. L'un d'eux s'écroula dans un craquement écoeurant. L'autre, dans une mare de sang. Kiev s'adressa à leur chef qui déboussolé, n'avait pas eu le temps de réagir, le poignard en avant.
- Maintenant, toi et tes copines, vous allez conjuguer "Reculer jusqu'à la porte", sinon ce sera "Baigner dans son sang"... Compris ?
L'homme grogna, et recula jusqu'au fond du hangar. Edwin avait prit sa lame, une très longue lame fina comme une lame de rasoir, tranchante et mortelle. Et là... Le noir... Kiev ne comprenait plus rien... Edwin qui courait... Ces balles qui se logeaient dans son corp... Ce baiser, ultime... Cette seringue, qui s'approchait dangereusement de son bras... Son sang, elle baignait dans son sang... Assise dans le liquide poisseux, les cheveux emmêlés, humiliée, Kiev ne se controlait plus. Elle poussa un long cri, et fondit en larmes.
- Je te retrouvais Edwin... J'en suis sûre..., murmura t elle entre deux sanglots.

~~~

Trempée de sueur, hystérique, Kiev se réveilla. Elle se leva et, sans un bruit, glissa jusqu'au balcon. Elle respira avec délice l'air frais, et leva les yeux vers les étoiles, pour chercher une réponse. Même si la pleine lune lui disait qu'elle n'oublierai jamais, Kiev l'ignorait. Certaines fois, il faut mieux fermer les yeux sur ce qu'on ne veut pas voir.

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 18:03

Kiev marchait dans le parc, près d'Edwin. Depuis qu'elle y était entrée, sa conscience lui disait de faire demi tour, de rentrer chez elle jusqu'au coucher du soleil. Mais là, un signal plus fort éclata dans son esprit, comme une bombe dans un magasin de porcelaine. Elle tomba à genou, et essaya d'indentifier son agresseur à travers son don. Impossible de l'utiliser ici, l'homme ou la femme qui l'agressait lui avait bloqué l'accès à son pouvoir. Edwin, horrifié, essayait de la relever, de la sortir de sa torpeur, sans succès. Une main se posa sur son cou, et l'immobilisa. Une maine gantée de velours bordeaux, qui imtimait gentiment à Edwin l'ordre de s'accroupir, pendant que sous ses yeux, Kiev était vulgairement attrapée, et piquée d'une seringue au contenu angoissant. Elle était parcourut spasmodiquement de convulsions qu'elle ne pouvait contrôler. Les yeux fermés, elle semblait assister à la scène en spectatrice. Un coup de genou dans la nuque fit perdre conaissance à Edwin. Deux hommes en noirs portèrent Kiev dans une voiture. Un vieillard sourit en regardant la voiture s'éloigner.

~~~

Elys se précipita en courant vers Edwin qui reprenait ses esprits, bientôt une heure après l'enlèvement.
- Edwin ! Edwin !, hurla t elle en le secouant. Où est Kiev ?
- Hein ? Je sais pas... Elle est partie ?
- OuhOuh ! Réveille toi ! Elle a été enlevée !
- Enlevée ? N'importe quoi, elle était avec moi il y a cinq mi... Kiev ? Tu es là ? Kiev !
- Quelqu'un nous a dit avoir vu Kiev être installée dans une voiture grise, par des hommes en noir.
- Des hommes en noir ?, s'affolait Edwin.
- Oui. Alors si on veut la retrouver, autant se dépêcher. On ne sait pas ce qui nous attend.
Edwin reprenait peu à peu ses esprits et, maintenant debout, essuyait sa veste des la poussière qui la couvrait.
- Camille et Suzie sont en danger. Il faut qu'elle aillent chez quelqu'un d'autre, le temps qu'on la ramène...
- Hum... Ok... Je leur téléphone.
D'un geste rapide, Elys composa le numéro et attendit que quelqu'un réponde...

~~~

- QUOI ? On doit partir ? Mais on va où nous ?, hurlait Camille. Je connais personne dans cette ville à part...
- Cyprien., termina Elys. Alors t'es gentille, tu vas là bas le temps qu'on revienne.
- Mais Elys tu comprends pas ou quoi ? Je retournerais jamais chez lui !
- C'est ta vie et ton esprit qui sont en jeu. Tu veux finir handicapée mentale, et perdre un bras et une jambe ?
- . . .
- C'est bien ce que je pensais. Tu te dépêches, et si t'y es pas, je pense que t'auras de la visite.

Suivirent quelques mots échangés, dans l'angoisse et la peur. Car même si elle ne le disait pas, Elys savait aussi bien qu'Edwin que c'était peut être les derniers.

~~~

- Ca y est.., je croit que c'est ici, murmura Edwin en désignant la forteresse barbelée qui se dressait devant eux.
- Et comment on fait pour entrer nous ?
- D'abord on repère le terrain...
Dans les buissons, sans en faire bouger une feuille, ils firent le tour du bâtiment, en essayant tant bien que mal d'apercevoir leur amie. Toute la journée, et toute la nuit, ils firent le tour de l'immensité bétonneuse. Sur la plaque d'entrée était marqué :
Etudes des phénomènes paranormaux
Aucun des deux n'avaient commenté. Ils savaient aussi bien l'un que l'autre à présent, pourquoi Kiev avait été enlevée. Son don était si extraordinaire, et pourtant si répandu, qu'il suscitait bien des jalousies, et bien des questions. Au milieu de la nuit, Edwin se raidit soudain. Il l'avait enfin aperçue. Enfin ? Mais elle avait tellement changé, en seulement quelques heures... Son crâne était luisant, dépourvu des ses cheveux scintillants, ce qui agrandissait ses yeux gris argentés, dans lequels tous se noyaient, mais aussi ses immenses cernes violettes. Ses traits étaient tirés, sa peau pâle, très pâle. Assise dans un fauteuil roulant poussé par une sorte d'infirmier, elle fut installée dans un lit blanc. L'infirmier se pencha sur elle, et tira une dose de feu liquide dans ses veines. Les traits de la jeune femme se durcirent. Ce furent les dernières images qu'Edwin eut d'elle.

~~~

Toc , toc, toc.
Camille, rouge de honte, frappait à la porte de l'appartement qu'elle conaissait si bien, et décrocha un carré de chocolat dans son sac à main, qu'elle laissa fondre dans sa bouche avec délice. Cyprien ouvrit, et faillit refermer en apercevant Camille. Seulement, celle ci bloqua la porte avec son pied, et entra sans gêne, avec Suzan.
- Tu fais quoi là ?, lâcha Cyprien.
- Tu ranges toujours rien hein ?, railla Camille. J'aurais dû m'en douter.
- Oh, tu me répond ?
- Nos vie est en danger. C'est juste pour ça. Et tu me dois quelque chose je te rapelle. On reste ici jusqu'à ce qu'Edwin et Elys reviennent.
- Edwin et Elys ?
- T'as pas besoin de savoir.
Un sourire accusateur sur les lèvres, Camille s'assit dans la canapé, aussitôt imitée par Suzan.
- Au fait... T'as rien à dire. T'as une dette envers moi j'te rapelle., dit elle avec un sourire forcé.

~~~

Elys, habillée très "mode", entra dans le hall d'acceuil, et redressa ses lunettes noires. Elle intercepta un garde et se mit à louer l'établissement, dans un discours parsemé de Oups, et autres niaiseries. Edwin commença à escalader le mur correspondant à la chambre de Kiev. Ils avaient calculé le nombre et l'ehuer de chaque ronde, de chaque garde. Il avait à peine dix minutes pour descendre Kiev et la mettre en lieu sûr. Dix minutes qu'il lui faudrait exploiter au maximum. En quelques secondes, il ouvrit la fnêtre et pénétra dans la chambre de Kiev. Doucement, il s'approcha du lit. Kiev semblait sans vie, mais par son souffle, Edwin devina qu'elle vivait. La chambre ressemblait en tout points à une chambre d'hôpital, à part que dans les hopitaux, on soigne. Cet établissement était apparement dédié à la torture, et la destruction. Edwin détacha les poignets squelettiques de Kiev de ses sangles, et l'attacha sur son dos. Tout doucement, il entreprit la descente de la façade. Plus que trois minutes. Quand ses pieds touchèrent terre, Elys l'aperçut, et prit subitement congé du garde. Cinq minutes plus tard, les deux amis descendaient vers l'appartement, en posant de temps à autre sur Kiev un regard inquiet. Une demi heure après, Kiev était déposée sur son lit, comme un mort dans son cercueil. L'appartement n'avait pas bougé. Personne n'avait tenté d'y entrer. C'en était presque inquiètant. Edwin resta aux côtés de Kiev, et Elys envoyée chercher Camille et Suzan.

~~~

Elys poussa la sonnerie de l'appartement, et entra sans même regarder Cyprien. Camille se releva d'un bond. Les papiers autour d'elle montraient qu'elle était au moins à sa douzième tablette.
- Ah bah enfin ! Vous nous avez laissé toute la nuit avec ce... cet... Ours !, cria Camille.
Elys sourit.
- J'aurais préféré resté à la maison j'peux te dire.
- Kiev va bien ? s'inquiétait Suzan.
- Non. On rentre.
Les trois jeunes femmes sortir l'appartement, sans même un au revoir pour Cyprien. Dehors, le soleil se couchait.

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 18:04

Les semaines avaient passées, et si Kiev reprenait peu à peu le goût de vivre et la santé, il lui était toujours impossible de marcher, et ses cheveux ne repoussaient pas. Complètement dépédante de ses amis, elle se promenait le plus souvent en fauteuil roulant, ou restait chez elle. Consciente de l'effet néfaste des drogues qu'on lui avait administrés, elle haïssait ces gens qu'elle ne connaissait pas de plus en plus chaque jour. Son esprit était souillé par les images horribles de son passé, décollées du fond de son cerveau comme la pulpe au fond d'une bouteille. Et ce matin, elle avait demandé à ses amis de la mener sur la côté. La plage Pen Trez. Une plage tout ce qu'il y de plus normal, avec son sable humide et ses mouettes voraces. Sans compter ses rochers saillants et meurtriers. Kiev pensa avec un frisson à la vieille histoire de cette plage, cette histoire si lourde et profonde... L'endroit était idéal. Sans un mot, elle fit signe à Edwin de partir. Celui ci obéit, inquiet, pendant qu'elle titubait péniblement vers la mer. Le ciel était noir, les vagues se faisaient menançantes, et s'acrrochaient sur les rochers. Peu à peu, les mouettes partaient vers un vent plus chaud, vers des rafales moins violentes. Mais Kiev, accroupie dans le sable, les genoux écorchées, frissonnait sous son bonnet déstiné à cacher son crâne chauve. Ses yeux était clos, elle respirait par saccades. Les nuages s'amoncelaient, le crachin était balloté par le vent du nord. Kiev était comme en transe, et à chaque seconde, un poid semblait s'enlever de ses épaules, et à chaque seconde, le ciel s'assombrissait de plus en plus. Ses traits d'éclairsissaient peu à peu, le ciel ressemblaient à une abîme de sang et d'encre. Dans sa tête, Kiev voyait la scène, mais d'une autre manière. Des rires fusaient, les rires d'une petite blonde aux cheveux frisés... Camille ? Kiev sourit, car c'était bien elle. La scène était aussi chaotique dans sa tête que dehors, mais soudain, une vieille femme aux traits creux sortit de l'eau et s'approcha d'elle.
- Va Kiev, dit elle en soupirant. Je m'occupe de tout...
Sans explications, elle disparut. Le ciel redevint peu à peu bleu, les nuages peu à peu blancs. Quelques heures plus tard, Edwin retrouvait Kiev allongé sur le sable, les pieds dans l'eau. Elle avait perdu conaissance, et sur son visage, se dessinait le plus beau des sourires.

~~~

Toc, toc, toc.
Cyprien, très sûr de lui, toquait pour la deuxième fois à la porte de la maison de Kiev, un bouquet de roses rouges à la main. Camille ouvrit, et devint vert pomme en voyant son ex.
- Ah salut Camille..., dit Cyprien avec un sourire. Je me disais qu'il était grand temps que je me fasse pardonner...
- T'es perspicace toi dis donc., railla Camille. T'as pas encore compris que c'est fini ?
- Mais...
Il n'ajouta rien et lui tendit le bouquet. Celle ci le prit, en même temps qu'un air ravi avec un sourire hypocrite.
- T'es toujours aussi con qu'avant hein ? T'as pas compris que ça fait deux mois, que j'ai toujours pas oublié ? Que j'ai compris que ta pouf t'avait largué et que maintenant tu dois te contenter des restes ? Me prend pas pour une fille facile, j'suis pas ton style.
Dans un claquement de porte, Cyprien se retrouva avec son bouquet dans la figure, et la trace d'une main sur la joue. Camille, susceptible ?

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 18:06



Saison 2
You're my Fantasy .

L'histoire continue, [prétexte à faire un montage ?]
Nouveaux personnages, nouvelles intrigues, nouveaux projets...
Nouveaux décors ?
Kiev reste le personnage principal, vous en saurez de plus en plus sur elle.
Trahison, amour, amitié et étrangetés sont les maîtres mots de cette deuxième saison.

Lueur d'une flamme.
Danse d'une lame.
Marchombre.

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 18:07

Et les chevaux reprennent une place dans l'histoire. . .

Camille entra dans le box de Prince avec un petit soupir. Elle s'attendait bien sûr à une scéance de travail horrible, étant donné le peu d'attention qu'elle avait consacré à son étalon ces derniers temps. Elle le brossa rapidement, et le sella, respirant l'odeur du foin humide et de l'herbe fraîchement coupée de la carrière. Quelques minutes plus tard, elle marchait dans la carrière. Le cuir noir de sa bride luisait sous le soleil, son souffle rauque résonnait parmis les arbres. Camille ferma les yeux, et savoura ce moment en soufflant. Le cheval était rond, sa tête haute, autrement dit, magnifique.
- Là mon beau... souffla Camille.
Elle avait décidé de travailler à l'obstacle. Pendant qu'elle échauffait l'étalon, des images du magnifique cheval blanc qu'était son père lui passait en boucle dans la tête. Les larmes lui montaient aux yeux, mais elle les refoulait. Elle se mit au galop sur le cercle, un galop très lent, elle aurait pû marcher à ses côtés. Quelques cessions à la jambe achevèrent la détente.
Camille s'assit dans sa selle, et aborda l'obstacle sereinement. L'étalon décolla du sol, et survola les barres dans un bond magistral, que Camille eut du mal à accompagner. Quelques obstacles plus tard, Camille décida d'enchaîner un parcours. Il était assez dur, avec des courbes serrées et de nombreux pièges. Néanmoins, à chaque fois, Prince effleurait la barre sans la faire tomber. Et à chaque fois, c'était avec un soupir de soulagement que Camille réintégrait le sol. Elle lâcha les rênes, toujours au galop, et caressa longuement son cheval. Comme le ciel se faisait menaçant et la pluie commençait à tomber, elle rentra l'étalon au box.
- Camille ?, lança une voix. Tu es là ?
- Oui, ici !
Un homme d'une trentaine d'années s'approchait du box de l'étalon. Les yeux de Camille s'allumèrent.
- Théo ?, lança t elle. Qu'est ce que tu fais là ?
- Je suis de retour en ville. Dis je t'ai vu monter ton cheval... T'es super douée.
- Merci, dit elle en rougissant.
- Tu sais que mon père tiens une écurie... Tu veux que je lui parle de toi ?
- Tu ferais ça ?
- Evidement.
Le regard qu'elle lui lança valait tous les remerciements du monde.

~~~

Kiev lança un regard inquiet à Elys. Edwin l'avait ramenée chez elle, et elle avait presque immédiatement repris conscience. Depuis lors, elle avait changé. Son allure avait repris en force, et enfin, elle marchait. Elle passait très souvent sa main sur son crâne chauve, et contastait avec horreur que rien ne repoussait. Mais à chaque fois, Susan ou Elys était là pour la réconforter, d'un simple sourire.
- Chut... Ils sont là..., murmura t elle.
- Qui ?
- Les hommes en noir. Ils reviennent. Ils va falloir se débrouiller seules.
- Comment sais tu qu'ils sont là ?
- Instinct. Cache toi derrière la porte, Elys. Je te ferais signe si j'ai besoin de toi. Suzie, cache toi bien, et ne sors sous aucun prétexte.
Les filles, dans un silence absolu, obéirent. Kiev ouvrit la porte. Un homme dans un long manteau noir esquissa un sourire.
- Même plus besoin de frapper maintenant...
- Ton odeur se sent à plusieurs kilomètres. Un jour il faudrait te laver pour voir.
- Regarde ce que ces cochonneries ont fait à ton crâne. On en reparlera.
Kiev sourit.
- Elys, viens voir. Je te présente Drunn. Un homme qui a essayé toute sa vie d'égaler le plus petit des marchombres, qui n'y est jamais arrivé. Comme tu peux le constater, son odeur est insupportable. Ses mains sont tellement pâteuses qu'à chaque fois qu'il prend une lame dans ses mains, elle tombe inévitablement sur le sol. Il est mauvais. Très mauvais.
Drunn était devenu rouge, et brandit vers Kiev un petit poignard. Seulement, ses réflexes étaient revenus. Une fraction de secone avant qu'il ne s'abatte sur son crâne, Kiev avança d'un pas et lui donna un violent coup de genou dans l'entrejambe. Drunn se plia en deux et Kiev, satisfaite, lui donna une petite tape amicale sur le crâne.
- Allez Drunn, pleure pas. Un jour t'y arriveras.
Elle se retourna, et ferma la porte derrière elle. Elys lui lançait un regard plein d'interrogations.
- Un vieil ami, dit Kiev en souriant.
Ca y est. Elle avait enfin retrouvé la forme.

~~~

Camille fit descendre Prince du camion. Elle eut le souffle coupé en entrant dans la cour. Le Haras était magnifique. Les écuries était en vieilles pierres, ornées de nombreuses fleurs. Le manège, derrière elle, était entouré de nombreux vitraux, et la forêt encerclait le tout dans un parfait ensemble. Même Prince semblait apaisé par le calme ambiant. Théo descendit du camion.
- Bon, comme tu sais, c'est une écurie de concours, et les places sont dures à obtenir. Mon père ne te fera pas de cadeau, Tu le sais bien.
Sur ses mots, un homme d'une cinquantaine d'années à la barbe grisonnante arriva.
- Ah ! Te voilà Camille, lança t il. Ton cheval est magnifique.
- Merci.
- Comment s'apelle il ?
- Prince d'Avril. C'est un pur sang arabe russe.
- Plutôt grand pour un arabe, non ?
- Sa lignée. Son père était immense.
- Hum... Je comprends. Ca ne te dérange pas si je te teste tout de suite ?
- Non, non... Pas de problème.
Le test se passa bien. Camille fut testée sur une reprise de dressage et un parcours d'obstacle, à 1.20m. A la fin, le père de Théo s'approcha d'elle.
- Camille ? Es tu prête à consacrer ta vie aux chevaux ?

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 18:07

Camille commença dès le lendemain. Paul, le père de Théo, réclamait tout de même une petit somme d'argent tous les mois. N'ayant pas les moyens pour financer ses études, elle s'arrangea pour compenser en travaillant à mi temps comme soigneur/palfrenier. Le Haras était en fait une académie complète, dont les élèves suivait des cours de dressage, obstacle et cross, de théorie, et d'éducation, sur des jeunes chevaux. Il n'y avait qu'une seule classe, formée de dix personnes de l'âge de Camille. Si les installations étaient plus que magnifiques, elle constata que les chevaux l'étaient plus encore. Du trait breton au pur sang anglais, toutes les races de chevaux tenaient ici leur plus noble représentant. Prince trouva immédiatement sa place, dans la paille fraîche.
Il était six heures du matin, Camille frissonnait en marchant vers les écuries. Bien que le printemps approchait, l'air était frais et les averses fréquentes. Ce matin là n'échappait pas à la règle. Une fine pluie murmurait un chant frais en tombant sur les toits des écuries, et ce fut avec soulagement que Camille entra dans l'écurie. Prince l'accueillit avec un hennissement sonore. Il semblait s'ennuyer d'elle, après cette nuit passé seul. Camille sourit, et lui caressa les naseaux.
- Salut, toi...
Les cours ne commençaient qu'à huit heures, mais Camille devait pailler les boxs et nourir tous les chevaux avant de commencer. Lorsque Paul arriva, l'écurie était balayée, et les chevaux réveillés. Une demi heure plus tard, Camille amenait Prince au manège, pour son premier cours d'obstacle, en compagnie des autres élèves qu'elle rencontrait pour la première fois. Elle était si fatiguée qu'elle n'y prêtait pas grande attention, et la pluie continuelle n'arrangeait rien. Lorsque tous furent entrés dans le manège, leur prof, un homme à peine plus agé qu'eux les rassembla autour de lui.
- Bon les jeunes, on commence aujourd'hui une nouvelle année équestre ! J'attends du travail, je sais que vous vous destinez tous à une carrirèe de cavalier professionnel, ou d'éleveur. Pour ça, il va falloir travailler dur. Vous suivez ?
Le discours dura pendant d'intemrinables minutes, autour duquel on apprit qu'il s'apellait Zac, et qu'il attendait du travail, beaucoup de travail. Etonnant.
- Bon, bref. Détendez tranquillement, j'installe le parcours.
Camille mit Prince au pas, et regarda les autres cavaliers du coin de l'oeil. Les chevaux étaient pour la plupart grand et élancés, aux allures souples. Mais bien sûr, pour Camille, aucun n'égalait Prince. La scéance fut courte. Les chevaux étaient stressés par ce nouvel environnement et enchaînaient refus sur refus. Seul Camille et Théo réussirent à enchaîner un parcours correct, sans barres ni refus du premier coup. C'est avec soulagement que les chevaux retrouvèrent leur box.

~~~

- Bon, Elys, maintenant que je suis guérie, ton entraînement reprend. On arborde le deuxième point le plus important de ton apprentissage, celui où tu devras le plus travailler : la magie. Rapelle toi qu'elle peut être mortelle, pour toi comme pour celui que tu attaques. Ces sorts que je vais t'apprendre ne seront normalement pas trop fatiguant, mais fait attention. déblatéra Kiev.
Assise sur un tapis au milieu du salon, Kiev enseigner à Elys la magie simple. Elle prit une pierre dans sa main.
- Regarde bien.
Elle ferma les yeux.
- Nijal g'ar Blijadur .
La pierre se souleva sa main de quelques trente centimètres et s'installa devant ses yeux. Elys regardait attentivement Kiev faire. Celle ci ouvrit les yeux et la pierre se déposa doucement dans sa main.
- Prends la dans ta main. Paume ouverte vers le ciel. Ferme les yeux et concentre toi très fort sur ton but. Rien ne doit plus compter que ça, tu dois y mettre toute ta volonté, et dieu sait que tu en as. Maintenant murmure ça après moi : Nijal g'ar Blijadur
Sagement, Elys s'exécuta. Paume ouverte vers le ciel, elle murmura.
- Nijal... G'ar... Blijadur.
Vacillante, la pierre se souleva de quelques centimètres. Elys fronça les sourcils et elle s'éleva de quelques centimètres supplémentaires.
- C'est bon, souffla Kiev.
La pierre tomba lourdement dans sa main et Elys, toute rouge, savourait avec délice ses premiers flirts avec la magie.
- Regarde, enchaîna Kiev.
Elle reprit cette même pierre dans la main et ferma les yeux.
- Torriñ
La pierre éclata en morceaux.
- Dresañ
La pierre se reconstitua en la même forme ronde que tout à l'heure. Kiev sourit.
- Tu verras ça tout à l'heure.
Kiev sourit à Elys qui regardait, éberluée, la pierre sous toutes les coutures, peut être pour apercevoir une trace de colle.

~~~

- Bon, Camille tu as trois quarts d'heure pour travailler ce cheval, après tu as cours. Alors dépêche toi, dit Paul un peu séchement.
Devant le box d'un pur sang anglais de quatres ans, noir aux longues balzanes blanches, Camille se voyait attribuer ses tâches.
- Mais... Et je lui fais faire quoi ?
- Trotting !
Camille grogna et entra dans le box. Elle fit courir lentement ses doigts sur le corp de l'hongre, et le sella en quelques minutes. Il se révélait être un modèle de gentillesse, d'où son nom : Velvet Song .
- Joli nom, pensait Camille intérieurement.
Elle mena l'hongre devant les écuries, et se mit en selle. L'air réspirait l'herbe coupée et le foin frais, Camille inspira un bon coup. Velvet ne bougeait pas, et lorsque Camille pressa les talons, il se cabra violement. Le souffle court, Camille s'agrippa du mieux qu'elle put.
- Hé toi ! On se calme.... Allez... Au pas.
Comme si rien ne s'était passé, le cheval se mit tranquillement au pas et s'engagea sur un chemin de la forêt. Quelques minutes plus tard, Camille le mettait au trot. Il était rond, agréable à monter, et sensible. Une vraie crème. Cependant là haut, posée sur sa selle, Camille n'avait pas le moral. Elle se sentait seule. Pendant qu'elle devait travailler ce cheval, les autres élèves de la classe faisaient sûrement conaissance, elle serait encore l' "exclue". Seule avec les chevaux, elle avait l'impression de trahir ses amis. Kiev, Susan, Edwin et Elys... Que faisaient ils en ce moment ?
- Camille ! cria une voix derrière elle.
Velvet, surpris, fit un écart que Camille eut du mal à accompagner. Elle se retourna pour voir qui l'apellait. C'était Théo. Camille sourit. Juché sur une grande jument pie, il rattrapait Camille au petit galop.
- Qu'est ce que tu fais là toi ? lança Camille.
- Mon père vient de me demander de travailler cette jument. Celle là que t'entre en jeu. J'arrive ici et là, je te vois. Donc, je viens te dire bonjour., dit il en souriant. T'y arrives avec Velvet ?
- Ouais ouais, il est cool.
- Lui, cool ? Il m'a cassé la jambe l'année dernière.
- Hein ? Il a pas bougé depuis le début de la ballade. Un ange j'te dis !
- Bof... En même temps quand on voit comment tu montes ton cheval, on comprend.
- Quoi mon cheval ?
- Il a l'air chaud et toi de suite t'y arrives quoi. T'es trop forte, finit il en souriant.
Camille sourit.
- Merci. Bon.. On galope ?, proposa t elle.
Sans attendre sa réponse, elle lança Velvet au galop. Ils débouchèrent du une grande vallée en zigzag, qu'ils franchirent à toute allure. Camille, tout sourire, arriva la première aux écuries. Elle dessella son cheval en quelques secondes, et constata qu'elle avait encore un quart d'heure avant son prochain cours.
Paul lui avait laissé la liste de ce qu'elle devait faire, tout le temps et dans la journée, et des chevaux qu'elle avait à sa charge.
Liste de choses à faire
Pailler / Faire les boxs.
Nourir les chevaux.
Chevaux à Charge
A sortir en Compètition
Velvet Song .
Solstice .
Chanel .
Diwal.
A débourrer
Mathis.
Camille s'approcha des boxs désignés. Chanel était une petite jument délicate, d'un blanc laiteux, aux crins abondants. Elle semblait très chétive, et gentille. Solstice une jument arabe rouanne, rêveuse et poétique, comme tous les artistes. Diwal, un holsteiner de cinq ans gris pommelé, qui avait gagné plusieurs Grand Prix cette année d'après Théo. Très flattée de l'avoir sous son aile, Camille remercia Paul de le lui avoir confié. Mathis était un petit alezan de trois ans, que Paul avait confié à Camille car, trop lourd, il ne pouvait le débourrer seul. Ayant fini sa tournée, Camille se rendit compte qu'il était grand temps qu'elle rejoigne sa classe pour son cours. Un cours sur l'éducation des chevaux, où aucuns des élèves ne montaient à cheval, mais regardaient les démonstrations du professeur qui manipulait un jeune cheval à pied. Rejoignant Théo dans le petit manège, Camille constata que son profresseur était une femme d'une cinquantaine d'années, aux bottes en cuir marron, et au blouson noir. Elle tenait à ses côtés une petit jument pie tenue en filet, et un stick de dressage dans sa main.
- Bon ! Tout le monde est là ? Bien. Je suis Mme Porier. Vous pouvez Véronique. Aujourd'hui, on commence le premier cours d'éducation équine. Ou travail à pied si vous préférez. Je vous présente Twix, elle a trois ans et demi, et en cours de débourrage. Aujourd'hui, on va commencer à lui apprendre le travail à deux pistes, comme la tête au mur et l'épaule en dedans. Plus tard, de nombreux exercices comme la jambette, le pas espagnol, la révérence, le pirouette s'ajouteront, jusqu'au plus difficile, le piaffer et passage. Vous m'aurez en cours deux heures par semaine. Bien, commençons.
Chaque élève dans la salle, buvait littéralement ses paroles, tout en prenant des notes. Elle se mit et marcher à réculon, à l'épaule de sa jument qui marchai à ses côtés. Elle placa sa badine à l'emplacement de la jambe et exerça de petites tapes de plus en plus sèches. Peu à peu, les hanches de la jument partirent, et Véronique caressa. Le cours dura un petit heure, deurant lequels chacun avait enmagasiné une quantité considérable d'informations. La journée de la plupart des étudiants était terminée. Par pour Camille, qui devait encore travailler Solstice et Mathis, et mettre Chanel et Diwal au pré. En rentrant chez Kiev, elle s'affala directement dans le canapé, jusqu'au lendemain matin.

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 18:08


A écouter :
Lambs in Greenfiels - The Chieftain


Camille marchait dans les écuries. Elle avait paillée tous les boxs, et maintenant, il fallait qu'elle travaille tous les chevaux à sa charge d'ici la fin de journée. Heureusement, aujourd'hui c'était Samedi et il n'y avait pas cours. Elle entra dans le box de Chanel. La petite jument blanche hennit doucement, et vint se coller contre elle. Camille sourit, et commença à la caresser. D'après Théo, elle était délicate, car très sensible. Elle la sella, et quelques minutes plus tard, elle était dans la carrière. Echarpe en laine et bonnet étaient de sortie, il faisait très froid. Elle monta sur la jument, et la fit marcher. Tout doucement, Chanel fit conaissance avec le travail à deux pistes, et les extensions d'encolure. La scéance se déroula parfaitement, dans le calme. Elle sortit de la carrière, et la ramena au box. Elle y croisa Théo, à moitié endormi.
- Déjà réveillée ?, dit il, un brin moqueur.
- J'ai du travail moi, môssieur., dit elle en dessellant Chanel.
- J'en doute pas. Pas moi. Je dois juste monter un peu ma jument, et puis j'peux faire ce que je veux.
Camille leva un sourcil.
- Tu sais ce qu'on va faire ? Tu vas m'aider.
- T'es payée pour faire ce que tu dois faire. Combien tu me donneras ?
- Je te laisserais la vie sauve.
Théo sourit.
- Bon ok, ok... Je prend qui ?
- Velvet, dit elle avec un sourire angélique.
- Naaan ! Pas lui !
- Bah Solstice alors.
- Ah... J'préfère.
Il s'éloigna avec un clin d'oeil pour Camille. Celle ci sourit, et alla chercher Mathis.

~~~

- Torinñ.
Elys fronça les sourcils. La pierre se fendilla mais ne se cassa pas. Ca marchait pourtant si bien avec Kiev ! Elle reposa la pierre dans sa main, et ferma les yeux.
- Torinñ
La pierre éclata. Elys sourit, très satisfaite.

~~~

Camille tenait l'immense Diwal en filet, et s'apprêtait à monter au manège. Même si on était en Mars, il avait neigé, et les chemins et la carrière restaient glissant et verglacés. L'étalon la suivit, un peu nerveux. Le froid piquant excitait les chevaux, tous étaient intenables. Arrivée au manège, Camille enfourcha l'étalon. La boule de feu qui se tenait sous sa selle l'impressiona plus que l'effrayer. La détente au pas fut longue, très longue, pour calmer un peu Diwal qui tentait à chaque occasion à se soustraire au travail, en reculant, ou en se levant. La détente au trot commença, tout doucement. Il secouait la tête dans tous les sens, manquant presque, une fois, de donner un coup de tête à Camille. Elle devait absolument le travailler à l'obstacle aujourd'hui, car elle avait avec lui son premier concours de l'année la semaine prochaine, et il n'était pas prêt du tout. Soudain, l'étalon se mit à galoper sur place, en secouant la tête dans tous les sens. Camille soupira. Pleine de crampes et de courbatures, elle ne se sentait pas de taille à l'affronter aujourd'hui. Pourtant, elle y était obligée. L'étalon se cabra violement. Camille mit des jambes, pour qu'il avance et ne retombe pas. Il coucha les oreilles, et se cabra une seconde fois, plus haut encore. Seul son souffle rauque résonnait dans le manège. Camille grogna. Ca devenait dangereux. Lorsque ses sabots revinrent à terre, elle donna un coup de cravache, il partit en rodéo. Camille l'arrêta d'un coup sec. Il y avait un sérieux problème avec ce cheval. Lorsqu'elle le remit au pas, il se cabra, plus haut et plus fort que toutes les autres fois, pour tomber dans la poussière, au milieu du manège. Une trace de sang tacha le sol. Camille n'eut que le temps de se dégager, avant qu'il ne se relève, et qu'il manque de l'écraser. Elle se releva tout de suite, et le rattrapa sans peine. Il n'avait que quelques égratinures sans gravité. Elle soupira, et remonta les étriers. Ca ne servait à rien de remonter dessus maintenanti. Elle fixa une longe au mors et le longea longuement, jusqu'à ce qu'il se calme. Ensuite, elle remonta, avec toutes les précautions du monde. La scéance se termina sur quelques transitions, dans le calme. Camille redescendit aux écuries, soulagée que ce soit fini. Théo pansait un cheval dans son box. Camille, furieuse, explosa.
- Oh, toi ! Tu diras à ton père que je suis cavalière, pas cascadeuse moi ! Je suis pas censée monter des chevaux fous, ni risquer ma vie !
- De quoi tu parles ?, dit Théo, les traits durs. Diwal est adorable.
- Un cheval qui se cabre trois fois dans une scéance et qui essaye de me tuer, tu trouves ça adorable ?
- Mais, je comprend pas...
- Moi non plus !
Elle rentra l'étalon dans son box, et le dessella rapidement. Elle vérifia minutieusement qu'il n'était pas blessé, car ses défenses pouvait venir d'une douleur quelconque. Rien. Il la regardait d'un air interrogateur, l'air de dire "Bah, qu'est ce qui a ?" . Camille ne put s'empêcher de sourire. Demain, elle trouverait son problème, elle en était sûre. En attendant, elle devait s'excuser auprès de Théo. Il n'y était pour rien, et elle avait bêtement laissé éclaté sa colère.

~~~

Kiev déplia la lettre, un peu inquiète. Elle conaissait trop bien cette écriture pour s'en réjouir. Une écriture serrée, minuscule, à la limite du lisible.
Chère Kiev,
Que de temps pour retrouver ta trace ! Depuis que tu as fui avec Edwin, beaucoup de gens parlent de toi, sans vraiment te connaître. Certains ont même dit que tu avais refait ta vie en Amérique Latine ! Mais moi, je sais que ce n'est pas vrai. J'ai d'abord cherché autour de Stockolm, mais je me suis rapellé que tu avais pas mal d'ennemis là bas, et te conaissant, tu ne resterais pas là bas. Et puis, je t'ai recherchée dans l'Europe entière, m^me en Espagne ! Ce n'est que vers noël que je t'ai retrouvé, ce que tu avais changé ! Pourtant, je n'ai pas réussi à me décider à t'écrire tout de suite.
Et puis... J'ai quelque choses à te demander. Je connais tes talents de guerrière, et après tout, tu es une marchombre. Ce n'est pas pour rien que Bjorn t'as choisi. Bref, je voudrais que tu me donnes une vengeance sur quelqu'un qui m'a trahi. Il est temps aujourd'hui de payer ta dette, Kiev. Je t'ai aidé à partir de Chine, à toi maintenant de m'aider.
Tu trouveras les instructions dans le deuxième courrier que je t'ai envoyé.
Amicalement, Zack

Kiev ouvrait des yeux ébahis, un sourire aux lèvres. Elle l'avait presque oublié, lui...

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 18:11

Camille arriva aux écuries très tôt. Elle avait cours aujourd'hui, en plus du travail des chevaux. Il faisait encore nuit lorsqu'elle poussa la porte du box de Diwal. Ou peut être étaient-ce les nuages noirs qui s'ammoncelaient dans le ciel. La pluie s'annonçait, l'athmosphère était lourde d'une électricité ambiante. L'étalon gris regardit avec un air étonné Camille entrer dans son box si tôt. Elle ne digérait pas son échec avec lui hier, et mettait un point d'honneur à régler le problème dans les plus brefs délais.
- Salut, toi... dit Camille d'une voix chuchotante.
Elle vérifia qu'il n'avait mal nul part, et comme la veille, ne vit rien d'alarmant. Apparement, son trouble se trouvait dans sa tête. Elle le brossa et le selle rapidement, et courut jusqu'au manège. La pluie avait commencé à tomber, et chaque seconde, le rideau liquide s'épaississait. L'étalon avait une expression qu'il n'avait pas hier. Une expression fière, presque dédaigneuse. Il regardait Camille de haut, et huma l'air frais, immense. Camille rassembla les rênes et se mit en selle. Il coucha les oreilles. Elle n'y prêta pas attention. Camille le mit au pas. Il releva violement l'encolure, raidit ses muscles, et se mit au petit galop, les oreilles en arrière. Camille sourit un peu.
- Ok, t'aimes pas trop qu'on te donnes d'ordres je crois...
Doucement, il se remit au trot. Non pas le trot que Camille avait connu hier, ce trot coincé, inconfortable, mais un trot aérien, fier. Il se dégageait de Diwal une sorte de force, presque une aura. Un prince, pensait la jeune femme, avec un sourire. Elle avait enfin compris. Plutôt qu'un ordre, c'était plutôt une suggestion qu'il fallait intimer au gris. Doucement, elle caressa la bouche du cheval, siffla. Il se mit au pas. Camille rayonnait. La détente se passa relativement bien, sauf le début du galop. Se raccrochant à ses réflexes, Camille avait repris son attitude dominante, chose que Diwla n'avait pas acceptée. Il avait rué, et elle s'était énervée. Alors, il s'était cabré. Enfin, Camille avait repris un connection pacifique avec l'étalon.
- Tout doux...
Elle installa un petit obstacle d'à peine quarante centimètres. Elle mit son cheval au trot, et décida de le laisser faire, pour voir comment il se débrouillait. Il ne sauta pas.
- Il vole... pensait Camille tout doucement.
Il avait littéralement survolé l'obstalce, d'un geste ample et magestueux. Théo ne lui avait pas menti. Diwal était un crack, et Camille était maintenant décidée à en faire un champion.

~~~

Allongée dans la paille, Camille faisait une pause. Les yeux fermés, elle somnolait. Une forme mouvante noire s'approchait d'elle dangeureusement. Elle passa ses doigts dans ses cheveux et se pencha sur son oreille.
- Bouh.
Camille cria et ouvrit les yeux. Son pouls se calma lorsqu'elle aperçut qu'il s'agissait de Thomas, un de ses camarades de classes.
- Ne refais jamais ça !
Il sourit, et passa sa main dans ses cheveux bruns.
- Tu travailles trop. Tu vois,il n'est que huit heures, il fait à peine jour, et toi t'es déjà obligée de faire une sieste., dit il, énigmatique.
- Je dormais pas !
- C'est pour ça que tu m'as entendu venir à côté de toi. C'est logique.
Camille se redressa et arrangea son pull empêtré de paille.
- C'est pas de ma faute. T'as sept cent euros à me donner tous les trimestres ?
- Euh... Bon travaille, c'est une très bonne idée en fin de compte.
Elle tira la langue.
- Tu vois ! C'est qui qui avait raison ?
Thomas baissa les yeux, à la manière d'un petit enfant qu'on aurait grondé.
- C'est toi, chuchota il.
Camille sourit, satisfaite.
- On cours, là ?
- Dressage.
Elle soupira. Elle ne se sentait pas à se battre contre Prince pour une pirouette parfaite, là. Elle chassa ses vieilles crampes et courbatures et se tourna vers Thomas.
- C'est lequel déjà ton cheval ?
- Hum, viens je vais te montrer.
Ils longèrent les boxs avant de s'arrêter devant un box sombre. Au fond se cachait un petite jument au traits fins et interminables jambes, dont la grandeur était accentués par des balzanes haut chaussées.
- Je te présente Murmure.
- Elle magnifique. Vraiment.
Comme si elle avait comprit, la jument tourna ses grand yeux intelligents vers Camille. Celle ci sourit, et caressa doucement ses naseaux.
- Ce qui est embêtant, c'est que je suis un peu trop lourd pour elle.
Camille réfléchit.
- Tu veux monter mon cheval, à la place ?
Thomas sourit, visiblement content.
- Le grand blanc là bas ? Trop !
- Alors on est d'accord. Tu prends Prince, et moi Murmure.
Ils scellèrent leur accord dans un clin d'oeil.

~~~

Kiev serra Elys dans ses bras. Ses chevaux repoussaient doucement, en boucles folles. Ses yeux gris piquetés d'or mangeaient son visage, et, habillée de vêtements amples, elle partait régler sa dette. Elys la regardait, les yeux brillants.
- Tu es sûre de ne pas vouloir que je vienne avec toi ?, demanda t elle, sans espoir.
- Non. Je serais de retour ce matin.
Elle disparut derrière la porte, comme un fantôme. Elle avait troqué son petit poignard contre une fine et longue lame au manche en marbre gravé de signes plus ou moins accueuillants. Il faisait nuit, seule la lune étouffée par les nuages déversait une pâle lueur sur la ville. Kiev fermit les yeux, et s'enferma dans un bulle. Elle évoluait maintenant comme dans un rêve éveillé. Elle descendit doucement l'avenue et continua dans des chemins de terre battus isolés. A chaque pas qu'elle faisait son corp s'engourdissait d'une chaleur plus qu'agréable. Sa bulle qui la protégeait du monde extérieur renforceait de plus en plus son étreinte. Elle voyait par sa lame, et sentait par ses yeux.
Cet état de casi ivresse la ravissait. Un évènement important allait se produire. Les anciens apellaient ça "La Chaleur Marchombre.". Ses yeux devinrent violets, son don s'épanouissait pour devenir casi incontrolable. Elle se rapprochait de sa cible. C'était une maison ordinaire, pourtant Kiev savait que celui y habitait était un horrible monstre. Elle volait à quelques centimètres du sol, les yeux à demi fermés. Elle le vit enfin. Allongé dans son lit. Vulnérable. Elle eut un petit sourire dédaigneux. Elle n'avait rien à dire pour que son don s'active. Ses pouvoirs étaient plus que de la magie, au délà de l'explixplicable. Cent, Mille fois plus puissant que ce qu'elle enseignait à Elys. Doucement, un chant douceureux de ses lèvres. "Le Chant Marchombre" . L'homme se pétrifia. Kiev sourit. Sous son tee shirt, des perles de sang apparaissaient. Kiev le souelva et regardit son travail, satisfaite. En lettres de sang était écrit :
Chant de la lumière.
Danse de la mer.
Gout amer.
Vengeance.

L'homme fixait le plafond, comme un poisson mort. Pourtant, elle savait qu'il ne l'était pas, mais qu'il se souviendrait toute sa vie de cette nuit.

Sans un bruit, l'ombre rentra chez elle.


Edwin poussa la porte de l'appartement, et alla trouver Kiev qui l'accueillit, tout sourire. Il chuchota quelques mots à son oreille, et Kiev eut une moue étonnée. Elle alla à la porte, et l'ouvrit. Une vieille aux traits fatigués attendait, un air mystérieux pendu à ses yeux. Ce fut d'abord ceux ci qui frappèrent Kiev. Ses yeux étaient en effet bleu banquise, casi blanc. Kiev fermit les siens. Cette femme, elle était sûre de l'avoir déjà vue. Dans son rêve, sur la plage. Ca y est, ca lui revenait. C'était elle, la femme qui était sortie de l'eau pour la sortir de sa torpeur. Entre le rêve et la réalité, Kiev hésitait. Cette apparition dans son rêve était il anodin ? Ou cette femme avait vraiment quelque chose à lui apporter ? Sortant de ses pensées par un toussotement d'Edwin, elle l'invita à entrer.
- Kiev, dit Edwin, tu te souviens de Qaros.
Quelques sensations défilèrent dans l'esprit de Kiev. L'odeur du bois brulé, quelques cris, des larmes, des mots chuchotés, la neige, le sang, l'amour... Elle se rapellait maintenant. Qaros Torhys Bathis alias triple s. Elle tourna un visage lumineux vers la vieille femme, les yeux brillants. Comment avait-elle put ne pas la reconnaître ? Ses yeux banquises, constrataient tellement avec ceux, gris argentés, de Kiev, qu'ils s'accordaient finalement parfaitement.
- Je me souviens, chuchota Kiev. Je me souviens.
Qaros sourit, et sortit quelques mots, presque avec peine.
- Kiev, c'est ajourd'hui notre dernière rencontre. Je suis malade, et la faucheuse me guette. J'ai... quelque chose à te dire.
Kiev, bouleversée par l'annonce de sa maladie, s'assit, invitant Edwin et Qaros à faire de même.
- Je sais où est ton père, soupira Qaros.
Kiev ouvrit de grand yeux. Son père, cet homme qu'elle croyait morte depuis ses quatorze ans, revenait-il enfin à la surface ?
- Mais, Qaros... Je les ai vus le fusiller sous mes yeux !
- Ce n'était pas lui, coupa Edwin.
Les yeux de Kiev se baissèrent.
- Sache que je ne suis pas là de mon plein gré. C'est Zack qui m'envoie. Il m'a dit de te confier ceci. Je n'ai pas le droit de t'en dire plus., continuait Qaros, insensible.
Kiev déballa la boite que lui tenait Qaros avec précaution. Une montre-collier en or. Une lettre. Kiev soupira. Une quête de plus ?

~ ~ ~

Qaros partit rapidement. Edwin se rapprocha de Kiev qui passa ses doigts sur le dessin qui décorait la montre. Des signes mystérieux, que Kiev semblait comprendre aussi bien qu'Edwin. Celui ci la prit sur ses genoux, et jouaient avec ses cheveux bouclés qui recomençaient à pousser. Pas besoin de mots pour exprimer ce qu'il ressentait.

~ ~ ~

Deux semaines qu'elle travaillait au centre, deux semaines déjà ! Camille réfléchissait à l'avenir de sa vie tout en mangeant une pomme, allongée dans le foin en compagnie des autres élèves de sa classe. Assise à côté de Thomas, à peu l'écart, ils discutaient de leur vies, de tout et de rien.
- Tu sais quoi ? dit Camille.
- Je sais pas. Ca dépend si tu prend en compte ce que je vais pas tarder à savoir, répondit il.
- Moi, ma meilleure amie est formidable.
- C'est génial.
- Elle s'apelle Kiev si tu veux savoir.
- Y'a une ville en Ukraine qui s'apelle pareil.
- Mais on s'en fout. En plus elle serait capable de te tuer à mains nues.
- Bon ça va ta copine c'est pas Musclor non plus hein.
- Nan, je dirais plutôt Jackie Chan puissance dix.
- Hum... Intéressant. T'entend ? Y pleut encore.
En effet, la pluie était méchante ce jour là. Elle frappait aveco bstination le toit des écuries, et inondait la cour.
- Ouais. C'est pas terrible. A mon avis le cours de ...
Elle fut coupé par Morgane, une élève du Haras, qui tonitrua :
- Cours de cross annulé !
- Cross sera annulé, finit Camille.
Thomas sourit, et commença à jouer avec les longes cheveux blondes de Camille, sans que celle ci ne s'en formalise. Elle vit Théo passer devant le box où ils s'étaient entreposés, et leur jeter un regard en biais. Thomas, qui avait branché son balladeur, ne le remarqua même pas.
- T'es devin. Tu sais que tu devrais lancer ton affaire là dedans, on gagnerait du blé.
- JE gagnerais du blé, rectifia Camille.
- Oh ça va fais pas ta radine, maugréait Thomas. Tes cheveux y sont teints ou naturels ?
- Tout est naturel chez moi, brandit Camille avec un sourire forcé.
- Eh, chez moi aussi !
- Heureusement, parce que autrement je ferais un procès à mon coiffeur si j'étais toi.
Son petit commentaire lui valut une grosse bouffée de foin dans la bouche, acte qui tourna très vite en bataille générale. L'après midi passa très vite, à attendre le prochain cours dans la bonne humeur.

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 18:11

Kiev, un foulard dans les cheveux, contemplait la montre qu'elle tenait entre ses doigts, assise en tailleur sur le canapé, devant la télévision. A côté, Elys pratiquait quelques exercices de yoga. Kiev relut la lettre pour la énième fois. Quelques mots. Un poème Marchombre. Rien de plus. Une énigme insoluble, qu'elle devait résoudre.
Montagne - Chaleur.

Obstination Secrète
Sombre Enquête.
Ton but.

Elle grogna. Elle n'y comprenait absolument rien ! Elle posa la boîte sur une étagère et tourna la tête vers l'écran.
- Dis Elys, demanda Kiev, Si je pars chercher mon père, tu viendras avec moi ?
- La question ne se pose même pas.
- Ca risque de prendre plusieurs mois, peut être même plusieurs années.
- Je suis ton apprentie, t'es obligée de me traîner partout où tu vas.
Kiev esquissa un petit sourire.
- Cette nuit tu deviendras marchombre, murmura-t-elle pour elle même.

~ ~ ~

Camille entra en courant dans les écuries, et fut rapidement interceptée par Thomas qui, d'un bras n'avait pas de mal à la contenir.
- Tu vas où ?
- On a un cours dans exactement 4min36secondes, je dois mettre Mathis au champ et mon cheval est pas sellé ! Donc je vais mettre ce poulain au champ et seller Prince. Ok ?, déblatéra-t-elle sans être vraiment là.
- Tss tss... Ton cheval est sellé, je suis allée le voir dans son box y'a pas cinq minutes.
Camille fronça les sourcils et alla voir l'étalon. Pansé, sellé, il l'attendait.
- J'ai pensé que ça t’aiderait, fit une voix derrière elle.
Elle se retourna.
- Merci Théo, fit elle avec un grand sourire et un baiser sur la joue de ce dernier. T'es très gentil.
Elle se sauva mettre Mathis au champs, pressée. Théo fixa un moment Thomas, et s'éloigna.

~ ~ ~

Juchée sur son immense gris, Camille inspira un bon coup. Elle voyait enfin le monde de haut. Cours d'obstacle, aujourd'hui, après celui de dressage qui avait été plus que catastrophique. Les chevaux étaient échauffés, et le professeur n'eut qu'à expliquer le parcours installé et les élèves passèrent un à un. Les deux premiers effectuèrent un sans faute. Vint le tour de Sarah, une grande brune, sur sa jument alezane. Elle mit dix minutes à boucler un parcours correct, sa jument était surexcitée et terrorisée par les barres.
- A toi Théo, souffla le professeur.
Il mit sa grande jument pie au trot et commença le parcours. Il arrivait à l'obstacle numéro cinq, le plus facile. Un petit obstacle d'un mètre. Rien pour la jument qui sautait plus d'un mètre quarante sans difficultés réelles. Camille souffla quelque chose dans l'oreille de Thomas. Celui ci rit doucement et sourit à Camille, ce qui déconcentra Théo. La jument, déstabilisée par le changement d'attitude soudain de son cavalier à l'abord, hésita. Cela leur valut une barre. Il effectua le reste de son parcours sans incidents. Il rejoignit Camille, la mine défaite. C'était sa première faute de l'année. Il était réputé pour être le meilleur cavalier du Haras, et sa jument la plus expérimentée. Camille lui adressa un sourire reconnaissant.
- Ca va pas ? demanda-t-elle.
- Oh rien... Juste un peu de fatigue, dit il.
Ses yeux bleus intenses se fichèrent comme un pieu dans ceux, d'un noir profond et mystérieux, de Thomas. Duel de couleurs. Celui ci soutint son regard. Tout ça sans que Camille se s'aperçoive de rien. C'était à son tour. Un tour parfait... Comme d'habitude ?


~ ~ ~

/ Un peu de poésie . . . /


A la lumière obscure,
Je te croise enfin,
Oh dieu, que tu es belle...


Kiev et Elys marchaient d'un bon pas, depuis bientôt heure. Kiev avait décidé de ne pas révéler le but de leur longue marche à Elys.
- Cette nuit, tu seras un véritable marchombre..., lui avait-elle dit.

Toi la seule, toi l'ultime...
Entre les hommes, égalitaires.
S'il te plaît, prends ma main, ne te fais plus attendre.
Il est temps de s'étreindre, il est temps de s'éteindre...


L'or des étoiles piquetait le ciel dans une parfaite harmonie. Kiev s'arrêta au milieu d'un grand champ d'herbe, balloté par le vent, éclairé par la lune...

Au soleil, qui s'incline,
Allez, finissons en, et laissons s'accomplir le firmament..


- Ca y est, dit Kiev. Tu vas être marchombre.
Kiev s'agenouilla sous la lune, et ferma les yeux, aussitôt imitée par Elys. Un violent coup d'éclat de l'astre la surpris. Ses océans sur brillaient dans l'océan glacé que formait le ciel.
-Ferme les yeux, Elys... Laisse la lune s'occuper de toi...

Mais c'est plus fort que moi tu vois,
Je n'y peux rien,
Ce monde n'est pas pour moi,
Ce monde n'est pas le mien...

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 18:13

Camille piontait les crins d'un grand hongre bai à toute allure.
- Allez Camille fais ça, Camille fais cii...., bougonnait-elle en imitant Paul.
Celui ci lui avait demandé de pionter son cheval, prétextant une affaire urgente. Ils partaient en concours le lendemain matin. Sarah, Théo, Thomas et Camille y participaient. Camille devait y monter Diwal. Ordre du suprême Paul. Seulement voilà, le cheval de Thomas boitait. Elle avait immédiatement proposé de lui prêter Prince, proposition qu'il avait immédiatement acceptée.
- Tu parles toute seule, maintenant ?, dit Théo, derrière elle.
Elle tressaillit.
- Préviens la prochaine fois que t'arrives, ce serait sympa, maugréa Camille dans sa barbe.
Il sourit doucement, et s'approcha.
- Besoin d'aide ?
- Ca m'arrangerait. On dira que c'est ma vengeance ok ?
- Pas problème écoute...
En dix minutes, les crins du bai furent tressés. La nuit tombait, et Camille devait s'en aller.
- Bon... C'est pas que je m'ennuie mais y faudrait vraiment que j'y aille. Kiev va s'inquièter.
Elle s'approcha de lui pour lui dire au revoir. Il l'embrassa. Celle ci se dégagea, surprise, avant de l'arrêter.
- Non, Théo, je t'arrête tout de suite. J'ai cassé avec mon copain y'a pas deux mois, et j'suis pas encore prête..., fit elle, la mine désolée. Désolée.
Théo sourit, beau joueur.
- Pas grave.
Elle le salua de la main et s'enfonça dans la nuit.

~ ~ ~

Ce matin là, Kiev était assise à côté de Elys, le lendemain de leur escapade nocturne.
- Alors, comment te sens tu ?
- Bizarre.
Kiev tendit un bloc de métal à Elys.
- Maintenant, casse le.
- Kiev, j'y arrive déjà pas avec un caillou alors avec ça...
- Je t'ai dis de le casser.
Elys souffla.
- Torriñ.
Le bloc éclata en morceaux, projetant ses débris à plusieurs mètres à la ronde. Kiev sourit.
- Tu es prête.

~ ~ ~

Camille poussa la porte de l'appartement. Tandis qu'elle commençait à préparer à manger, perturbée par l'attitude de Théo, Kiev l'entraîna dans le salon.
- Qu'est ce qui a encore ?, bougonna Camille, fatiguée.
- J'ai quelque chose de très important à te dire., dit Kiev, un soupçon de défi dans la voix.
- Quoi ?
Kiev souffla un bon coup, et prit la main de Camille.
- Je vais retrouver mon père avec Elys et Edwin, demain.
Les yeux de Camille brillaient d'incompréhesion.
- Mais Kiev... Tu peux pas me faire ça... Susan est partie en Amérique y'a un mois, et voilà que vous deux vous partez aussi ! Tu me laisses toute seule ? Dis moi que c'est une blague Kiev, je t'en supplie...
Les yeux Kiev trahissait ses paroles assurées.
- Non Camille, je ne rigole pas. Tu comprend comment c'est important pour moi, n'est ce pas ? Mon père s'est barré à mes quatorze ans, je veux le retrouver..., répondit Kiev avec un sourire triste.
Camille pleurait maintenant à chaudes larmes, et serra Kiev contre elle.
- Non... Non c'est pas possible Kiev... Reste ici... Je veux pas...
- Chuut..., dit Kiev pour toute réponse.
Camille se leva d'un bond.
- Et moi alors ? J'suis condamnée à rester toute seule combien de temps quoi ? Si ça se trouve, te conaissant vous allez tous vous faire tuer et je vous reverrrais jamais !, criait-t-elle, desespérée.
Elle éclata en sanglots. Kiev se leva et la prit dans ses bras.
- Je te promets qu'on reviendras sain et sauf tous les trois. Promis, juré.
Dans la cuisine ,les pâtes avaient brulées. Camille avait soudain envie de manger du chocolat. Envie à laquelle elle céda dès qu'elle ouvrit un sac rempli de bonbons, préparé par Elys, prévoyante. La nuit fut blanche, et les esprits agités.

Kiev embrassa Camille une dernière fois. Celle ci ne la lâchait pas, et avait insisté pour les accompagner à l'aéroport, où Edwin, Elys et Kiev avait rejoint un jeune de taille moyenne, aux cheveux un peu long, lui retombant dans la figure.
- Un ami, avait simplement répondu Edwin.
Camille ragardait Kiev, les yeux embués de larmes.
- Eh Camille, je reviendrais... T'inquiète pas..., chuchota celle ci tandis que Camille nichait sa tête dans son cou.
- Bah si tu partais pas t'aurais même pas besoin de revenir, bougonna Camille entre deux sanglots.
Kiev adressa un regard désolé aux autres et se dégagea de Camille. Elle l'embrassa et s'éloigna vers son vol. Toute seule au milieu de la foule aveugle, le visage déformé par la tristesse, Camille se sentit d'un coup seule. Très seule. Elle décrocha un carré de chocolat d'une tablette et marcha vers sa voiture. Il y avait quand même concours aujourd'hui, et elle était pressée de retrouver du monde.

~ ~ ~

Kiev, Edwin, Elys et Abriel descendirent de l'avion. Le voyage avait était long, très long, et ils atterissaient au Tibet, pays aussi énigmatique que Kiev et Edwin réunis. Le froid piquant contastrait avec l'air chauffé de l'avion, et Elys frissonna. Elle se rapprocha de Kiev.
- On va où maintenant ?, demanda-t-elle.
- On cherche mon père.
Elle n'obtint pas de réponse plus complète, mi à part qu'ils s'avanceraient dans la montagne dès l'après midi, et qu'il leur fallait des chevaux. En effet, en cette période, impossible de circuler en voiture dans la montagne. Très vite, ils entrèrent en possession de quatres chevaux aussi différents que l'étaient chaque personnage. Une petite jument noire vive et délicate pour Kiev, un étalon crème aux yeux bleus pour Elys, un fier étalon bai pour Edwin et une immense jument isabelle pour Abriel. Ils les obtinrent pour une bouchée de pain, mais Kiev décida d'attendre le lendemain pour prendre la route, finalement.
La première partie du voyage fut calme. La montagne était encore verte et la végétation dense. Edwin, qui conduisait le chariot mené par son étalon, n'avait pour l'instant aucune difficulté à mener l'attelage, étant donné la nature la terrain.

~ ~ ~

Camille s'effondra dans le box de Prince. Celui ci la regarda d'un drôle d'oeil, et lui machouilla les cheveux. Elle rit doucement, et essuya ses larmes. La crainte de la mort de sa meilleure amie était plus fort que tout. Elle savait que Kiev s'était enfoncée dans un parcours des origines semé s'embûches. Et Kiev ne faisaient jamais les choses à moitié. Jamais. Même si un monstre haut de dix mètres se décidait à l'arrêter, elle ne se laisserait pas faire. Et puis d'ailleurs, pourquoi Camille ne faisait-elle pas pareil ? Arrêter de se décourager à la moindre bêtise, et enfin relever la tête. Tout en réfléchissant, elle menait Prince dans le camion. Thomas, Théo, Sarah et Paul se mirent en route dans un silence lourd.

~ ~ ~

- Je crois qu'on va devoir abandonner l'attelage, souffla Edwin.
Kiev, la mine sombre, regardait l'étalon se débattre tant bien que mal contre les roues du chariot enfoncées dans la neige.
- Remplissez vos sacs de tout ce que vous pourrez, dit Kiev. Edwin, tu continue à cheval. Laisse le chariot ici.
Elys s'éxécuta machinalement, les traits tirés. Kiev était devenue tellement rigide, tellement sèche... Elle mit ça sur le compte du stress de retrouver son père, et de tous les obstacles qu'ils allaient recontrer.
Edwin sella son cheval. Ils reprirent la route, l'après midi était déjà bien entamée. Dans quelques heures, la nuit serait là, avec les premières peurs.

~ ~ ~

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 18:15


La nuit était bien là. Noire et étouffante, enrobant le camp de fortune formé par les quatres compagnons, comme des spectres gélatineux. Seuls quelques torches qui brulaient doucement perçaient l'épaisse couche ténébreuse, sur quelques mètres à peine. Kiev, assise dans la neige, entourée d'Edwin, Elys et Abriel, faisait le point sur la route à accomplir, jusqu'à la première étape, glissant son doigt sur un carte écorchée.
- On est là, dit elle en pointant un pic neigeux du doigt. A mon avis, Zack nous donnera d'autres indices à Ol'ij.
- Ol'ij ?, répéta Elys.
- Ici, dit Kiev en montrant une petite ville, plus loin sur le papier.
Elys observa la carte. L'endroit où était dessiné le camp et celui de la ville semblait éloignés, beaucoup trop éloignés.
- On y sera dans combien de temps à peu près ?, souffla Abriel, qui n'avait pratiquement rien dit depuis le début du voyage, se contentant de sourires ou de regards.
- Cinq jours. Au plus tôt, dit Kiev après un temps de réflexion.
Le feu, balayé par le vent, commençait à faiblir. Kiev grogna, et utilisa son don. Une fraction de seconde plus tard, de hautes flammes réchauffaient les quatres amis.
- Au moins on ne va pas mourir de froid, sourit Elys, positive.
- Ca, c'est pas sûr. L'Himalaya est pleine de secrets, que beaucoup de scientifiques ont essayé de percer, dit Edwin. Tous ont échoué. Comme celui qui prétendait que les Reïlins sont cousins de l'asticots, avec seulement une disportion dans les tailles. Impossible de prouver pourquoi leur sang est bleu. Ni pourquoi ils sont si féroces.
Elys frémit.
- Je savais pas que ça pouvait exister..., murmura Elys, une barre au ventre.
- Les gens préfèrent ne pas en parler, sourit Abriel.
La discussion continua quelques dizaines de minutes. Le froid et les Reïlins semblaient être leur principals ennemis, ainsi que le manque de provisions.Elys s'allongea entre Edwin et Kiev. Elle se sentait enfin en sécurité.

~ ~ ~

Camille souffla un bon coup. Théo effectuait en ce moment même un parcours parfait, rapide et précis. Elle ne se sentait pas à la hauteur, le stress lui rendait impossible toute communication, en dehors de celle qu'elle entretenait avec ses pieds. C'était à son tour. Elle entra dans la carrière. La cloche sonna. Elle déglutit difficilement. Prince avait maintenant sa confiance absolue. L'étalon prit le galop, et passa la ligne de départ. Camille, les yeux concentrés, franchit le premier obstacle avec aisance. Après un court virage à gauche, elle aborda la première ligne. Premier saut. Une foulée. Deux foulées. Trois foulées. Deuxième saut. Elle ferma les yeux. Prince secoua la tête, nerveux. Virage à droite. L'étalon sauta l'obstacle aux couleurs criardes, et dressa les oreilles. L'obstacle suivant, un immeuble, était très impressionnant.
- Fais pas le con, Prince... C'est pas le moment, dit Camille dans sa barbe.
Prince, contre toute attente, fit un violent écart. Camille fut projetée quelques mètres plus loin, dans les barres de l'obstacle numéro un. Quand elle retomba au sol, un gout âpre de sang lui coulait dans la bouche. Sa tête la faisait horriblement souffrir. Les images étaient devenues atrocement floues. Les dernières choses qu'elle vit furent Prince se cabrant, une grosse barre sanglante dégoulinant sur son poitrail, et Thomas qui se penchait sur elle, lui disant doucement que tout allait s'arranger...


Thomas, le visage anxieux, assis devant le lit d'hôpital de Camille, attendait. Lui même ne savait pas quoi, mais pourtant, la tête cachée dans les mains, il semblait très concentré sur sa tâche. Camille était pleine de cables, de fils qui lui sortaient de partout.Théo entra dans la pièce, un bouquet de fleur à la main. Le visage de Thomas devint cramoisi.
- Tu oses encore venir ici, toi ? C'est de ta faute si Camille est dans le coma !, explosa t il.
Théo eut l'air surpris.
- De ma faute ? demanda t il.
- Je t'ai VU ! Tu sais très bien que Prince a la phobie des sacs plastique !
- Et alors ?
- Alors pourquoi tu étais en train d'en agiter un sous son nez, à la barrière ?
Théo eut un air dédaigneux.
- N'importe quoi... Tu délires mon vieux...
Au moment où Thomas allait riposter, une infirmière pénétra dans la chambre, les priant d'aller s'expliquer ailleurs, pour le confort de Camille.

~ ~ ~

Kiev fronça les sourcils. Les chevaux s'agitaient anormalement, malgrès la neige épaisse. Prévoyant un danger proche, elle ordonna à tout le monde de rester sur ses gardes. Edwin dégaina une longue et fine lame d'une élègance mortelle,et Elys un poignard d'une trentaine de centimiètre, aux reflets argentés, élégament sculpté. Offert par la lune. Quand à Abriel, il fut le seul à ne sortir aucune arme.
Soudain, ils surgirent.
Il étaient dix.
Peut être vingt.
D'horribles créatures blanchâtres, sortant de terre comme des champignons, avec, en guise d'oeil, une machoire ronde aux dents acérés, hautes d'un mètre cinquante. Dans un cinglement de lame, la bataille commença. Descendus de leurs montures, les quatre amis étaient terriblement efficaces. Kiev dansait, et dans son sillage mortel s'allongeaient des corps dégoulinant de sang bleu foncé. Edwin se révélait le meilleur escrimeur des quatre. Chaque coup était étudié de près, avec précision et agilité. Tantôt esquivant des attaques mortelles, tantôt enfonçant sa lame dans la peau caoutchouteuse des Reïlïns. Mortellement efficace. Abriel restait de marbre, assis sur son cheval. Bizarrement, quelques Reïlïns s'effondraient tous seuls. A chaque fois, il avait un sourire satisfait. Elys avait bien moins d'assurance que ses autres amis, et recevaient de plus en plus souvent des coups. Elle était en transpiration, haletante, et ne parvenait pas à se détacher de son adversaire, qui semblait s'en amuser, derrière sa face de vers de terre. Projetée violement à terre, elle vit l'affreuse bouche du reïlïn s'approcher d'elle. Elle ne pouvait pas bouger. Elle voyait la mort s'approcher d'elle, dangereusement. C'est alors qu'un prodigieux pouvoir qu'elle n'avait jamais sentit en elle se présenta. Elle cria, dernière solution avant la mort.
- Meurs !, hurla t elle.
Le reïlin eut une drôle de tête, et s'effondra sur le côté. Dégoulinante de sang bleu et rouge, elle n'eut pas le temps de se poser de questions qu'un autre reïlin s'approchait d'elle. Elle répéta son action.
Il s'effondra. Non loin, Abriel la regardait d'une drôle de tête.
Elle venait de tuer le dernier survivant des Reïlins.
- Je crois qu'on va pouvoir continuer le voyage, dit Edwin, même pas essoufflé.

~ ~ ~

Il faisait nuit, à présent. De cette nuit caoutchouteuse et impénétrable, Edwin et Abriel faisaient un camp accueillant. Elys, allongée dans la tente à côté de Kiev, grelottante, emmitoufflée dans un couverture de laine épaisse, essayait de tuer le temps.
- Dis Kiev, dit elle, Est ce qu'un marchombre peut ordonner à quelqu'un de mourir ?
Kiev réfléchit.
- Non. Ce pouvoir, extrêment puissant, est celui de la guilde des Kill'Orch, bien qu'ils ne s'en servent pas beaucoup. Ils peuvent ordonner n'importe quoi, à n'importe quoi, mais les seuls Killiens qu'il reste sont confinés dans des monastères, où ils soignent les blessés, et étudient, dit Kiev.
Elys soupira. Elle avait écouté attentivement le discours de Kiev.
- Pourquoi ? poursuivit Kiev.
Il y eut un moment de silence, avant qu'Elys ne parle.
- Eh bien tout à l'heure, quand les Reïlins nous ont attaqué... J'ai ordonné à un d'eux de mourir. J'essayais de le tuer avec ma lame mais, c'était impossible. Alors, juste avant qu'il ne me tue, j'ai hurlé... J'ai hurlé pour qu'il meurt... Et il l'a fait. Il est mort., dit Elys, les yeux brillants d'émotion.
Kiev écoutait avec attention Elys.
- Elys, je crois que tu as un don particulier. La plupart des Killiens ne peuvent pas ordonner à quelqu'un de mourir, sans entraînement. La plupart ne le pouront jamais. Tu n'es pas marchombre. La lune a choisi de t'aider, mais tu bel et bien une Killienne.
- Et... C'est bien ?, demanda Elys.
- Surtout pour nous, sourit Kiev. Une Killienne dans l'équipe, c'estun point en plus. Mais avant, fais moi une démonstration s'il te plaît. Je veux être sûre.
- Je ne suis pas sûre d'y arriver.
Elle prit son oreille dans sa main.
- Vole.
L'oreiller s'éleva lentement dans les airs. Pour ne plus jamais redescendre. Elys grommela.
- C'est malin... Comment je vais faire pour dormir moi ?

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 18:16

Kiev sourit. Au loin, les hauts remparts d'Ol'ij se dressait. Le voyage s'était déroulé sans incidents, mais elle savait que ce n'était qu'une étape. Partagée entre la déception de devoir se séparer d'Abriel, qui devait rester ici, ordre de l'empereur qui avait une mission à lui confier, et la joie enfin son vieil ami nain, Chiam. Elys, les yeux brillants, découvrait la ville avec une lueur d'admiration des la yeux. Même de loin, elle était éblouissante. Elle semblait insaisisable, mais ses murs aussi légers comme des nuages, résplendissaient de lumière. Au centre, un arbre, plus haut qu'une maison, donnait un air majestueux à la ville. En s'approchant, Elys y découvrit de multiples petites maisons cachés. Kiev entama les explications, en voyant l'air impressionné d'Elys.
- Tu sais comment cette ville a été construite ?, demanda Elys.
- Oui, enfin plus ou moins. Par les rêveurs, qui imaginent des choses, et peuvent les faire basculer dans la réalité. Leur pouvoir est immense, et ils étaient des milliers pour construire Ol'ij. La ville a été construite de sorte que rien ne puisse la détruire, et ce que les rêveurs veulent, les rêveurs l'ont., expliqua Kiev.
Elys sourit.
- Les habitants ont l'air... bizarres, remarqua-t-elle.
- Il n'y a pas beaucoup d'humains. Surtout des nain, et quelques centaines d'elfes seulement.
- Seulement ?
- La population d'Ol'ij est immense. Elle s'étire dès qu'une nouvelle vie apparaît. Alors, quelques centaines, ce n'est pratiquement rien. Tu vois le grand arbre, au milieu ? C'est là que vivent les elfes, dans des petites maisons cachées.
Elys réfléchit un moment. Comment Kiev savait elle tout cela ? D'après ses informations, elle n'était jamais venue ici.
- Kiev, comment tu sais tout ça ?
Les yeux de Kiev se mirent à briller, elle déglutit.
- C'est là que vivait mon père, avant qu'il ne disparaisse. C'était un elfe.
Edwin eut un sourire, Abriel n'entendit pas, et Elys un grand boom au coeur. Tout ça expliquait tant de choses... Elle savait que les elfes étaient doués d'une grande agilité, presque magique, et que quelques uns étaient devenus de redoutables marchombres. Tout comme Kiev l'était. Mais pourtant, à part ses yeux d'une pâleur brillante, et sa démarche féline, rien ne laissaient deviner qu'elle était la fille d'un elfe.
- Mais... Et tes oreilles ? Elle ne sont pas pointues pourtant...
Kiev eut un sourire en coin.
- Ne te fie pas aux préjugés. Surtout ici.
Elys ne réussit à soutirer aucune information supplémentaires de celle qu'elle considérait maintenant plus que jamais comme un demi dieu. Elle ralentit donc son étalon, et marcha aux côtés d'Edwin. La neige avait laissé place à une immense plaine d'herbe, qui dansait sous la brise fraîche.
- Et toi Edwin, t'es pas le fils d'un elfe ou d'un nain par hasard ?, demanda-t-elle en souriant.
- Ah non lui c'est lefils d'un Reïlin !, ria Kiev.
Ne laissant même pas à Edwin le soin de riposter, Elys continua.
- Ah je comprends... Ca explique beaucoup de choses !
Edwin devint rouge et sourit.
- Kiev, je te permets pas ! J'ai quand même pas l'air d'un Reïlin... Si ?, demanda-t-il avec un air de chien battu.
Kiev ralentit et l'embrassa sur la joue.
- Bien sûr que non. T'es le plus beau, dit elle en riant.
Il eut une moue sceptique.
- Dit comme ça, c'est super rassurant.
Elys écoutait la conversation, aux côtés d'Abriel. Même si il ne parlait pas beaucoup, elle se sentait proche de lui. Peut être à cause de ce regard qu'il lui avait lancé lorsqu'elle avait ordonné au Reïlin de mourir... Ou peut être qu'elle se trompait, mais elle ne voulait pas y penser. Qu'ils doivent se séparer maintenant lui déchirait le coeur. Kiev lui avait promit que Chiam, son ami nain, était génial, mais Elys savait pertinement qu'un nain ne remplacerait jamais Abriel. Jamais. Tout en réfléchissant, elle jouait avec les longues tresses blanches, chacune ornées d'une perle, que Kiev avait insisté pour lui faire. Elle les avait ramassées en queue de cheval, ce qui accentuait les traits fins de la Killienne.
Killienne. Ce mot résonnait dans sa tête. Tant d'efforts pour devenir marchombre, pour en fait devenir une créature qui obtient tout ce qu'elle veut... Un frisson la parcourut. Ol'ij se rapprochait. Kiev s'avança, expliquant aux gardes le motif de leur visite. Légèrement modifié. Elle se retourna vers ses amis, et leur fit signe de la suivre.
C'était jour de marché. Les accents chantants des habitants qui négociaient les prix, les odeurs des épices étrangères, des fruits colorés, les tentures qui pendaient, tout ça donnait un air chaleureux à la ville. Comme des ovnis, les quatres compagnons passaient dans la ville, cherchant une chambre, pour la nuit, et éventuellement de nouveaux indices. Quelques minutes après être entrés, Kiev descendit subitement de cheval et courut vers un habitant, pourtant si anonyme, de la cité.
- Chiam ! hurla-t-elle
Celui n'eut que le temps de tourner la tête qu'il était déjà par terre, plaqué par Kiev qui riait aux éclats. Rire qui contamina vite le nain.
- C'est moi ! C'est Kiev !, sourit elle.
- Kiev ?! Qu'est ce que tu fais ici ?
Il la serra dans ses bras, pleurant presque d'émotion. Elle relacha son étreinte, elle le regarda.
- Je cherche mon père.
Chiam eut un air surpris.
- Mais Kiev... Tu sais qu'il est parti d'ici depuis longtemps...
Le visage de la jeune femme devint rouge.
- Evidement que je le sais ! Mais tu comprends que je veuille le retrouver ?
Devint l'air énervée de Kiev, Chiam eut un sourire pacifique.
- Oui, oui oui ne t'inquiète pas. Tu compte t'y prendre comment ? demanda-t-il en se relevant, aussitôt imité par Kiev.
- Zack m'aide. Qaros est venue me voir il y pas deux semaines. Elle va mourir.
- Qaros ?
- Oui. Elle est très malade.
Chiam alluma un petit sourire malsain qui surpris Kiev.
- Tant mieux pour elle.
- Comment tu peux dire ça ?
- Et toi, comment peux tu avoir de la pitié pour elle, après tout ce qu'elle t'as fait ?
Kiev ne dit rien. Elle se contenta d'un "Je reviens." et retourna voir ses quatres amis, prenant sa jument par la bride. Ils suivirent Chiam assez longtemps, jusqu'à qu'ils s'arrêtent devant un petit café.
- Au fait Chiam... tu viendrais avec nous chercher mon père ?
Chiam ne réfléchit même pas.
- Pas question. J'ai une famille maintenant Kiev. Tu comprends ?
Elle eut une moue déçue, et soupira. Le voyage devrait il continuer à trois ?

~ ~ ~

Elys, dans son lit, passa sa main sur ses yeux. Abriel était parti, s'en était fini. Parti retrouver les rangs de l'armée Oljinte, partit défendre la cité. Il faisait nuit, elle était la seule à ne pas dormir dans la chambre. Elle leva les yeux vers le ciel, par la fenêtre. La lune la regardait, elle en était sûre. Elle se leva, et ouvrit la fenêtre. L'air frais de la nuit la réconforter, ainsi que les murmures del'astre lunaire.
- Merci, fit elle en se rendormant.

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 18:18

Kiev s'observait dans la glace. C'est vrai qu'elle ne ressemblait pas à une elfe, même à moitié, pourtant beaucoup de gens ayant connus son père lui disaient qu'elle lui ressemblait beaucoup. Un elfe ne réside pas entièrement dans le physique, le mental est très important. Sa mère était une marchombre, la marchombre la plus puissante du siècle. Cette lignée prestigieuse avait ouverte toutes les portes à Kiev, jusqu'à ce que son père ne disparaisse, abandonnant Kiev qui n'avait que quatorze ans.
Elys regardait le plafond, allongée sur son lit. Lavée et habillée, elle n'attendait que de partir de l'hôtel poisseux. Edwin la regardait d'un air protecteur, presque inquiet. Depuis qu'il avait su qu'elle avait un pouvoir extraordinaire, il la savait indispensable au bon déroulement de la quête. Dix minutes plus tard, Les trois amis descendirent dans le hall, et sortir.
L'air était bon, l'aube venait à peine de se pointer. Kiev, soucieuse, observait Elys et Edwin.
- On ne partira pas à trois, dit elle. C'est impossible.
- Eh ben on t'écoute, propose une solution..., marmonna Edwin, pas très réveillé.
- Je reviens, ne bougez pas, dit Kiev.
Elys soupira, et s'assit par terre, espèrant de tout coeur qu'elle allait chrecher Abriel.
Mais Kiev s'éloignait lentement dans les rues désertes. Elle toqua à la porte de la maison de Chiam. Celui ouvrit la maison, pas très frais.
- Kiev... Reviens après..., bougonna-t-il.
Celle ci força la porte.
- Merci, dit elle en souriant. J'ai une question à te poser, c'est urgent.
Chiam bailla.
- Sans blague ?
- Est ce que tu connais quelqu'un susceptible de vouloir nous suivre ?, dit elle sans attendre.
Chiam, sérieux tout à coup, réfléchit.
- Oui. Orwan Yil'ran. Tu le connais non ?
- Non, je ne crois pas.
- D'accord, viens je vais te présenter.
Le temps que Chiam s'habille, et ils étaient toutes les deux dans la rue. Quelques minutes plus tard, Chiam toqua à une porte. Un immense colosse, aux cheveux aussi noirs que ses yeux, ouvrit. Chiam lui chuchota quelques mots. Orwan posa ses yeux sur Kiev, et sourit.
- Le temps de m'habiller ,et je vous suis.
Kiev soupira de soulagement. Elle revint aux côtés de ses amis, tout sourire, très petite à côté d'Orwan. La caravane s'ébranla en même temps que le lever du soleil. L'étalon aux yeux bleus d'Elys paraissait aussi rêveur qu'elle. Son regard fouillait l'immense plaine d'herbe qui s'étendait devant ses yeux, comme pour trouver l'hypothèse d'un avenir meilleur. La vent soufflait fort, très fort. Les yeux d'Edwin en pleuraient. C'était une des particularitées de la plaine d'Olj'in. Le vent faisait danser les brins d'herbe qui ondulaient comme du velours, provoquant d'audacieux jeux de lumière. Pour casser un peu le silence morne qui s'installait, Elys rejoignit Orwan au petit trot.
- Salut, dit elle avec un sourire. Je m'apelle Elys.
Le colosse parut un peu surpris.
- Orwan.
- Y'a toujours autant de vent ici ?
- Non. C'est la saison calme, si c'était la saison des tempêtes les chevaux s'envoleraient.
Elys ouvrit de grands yeux, avant que Kiev ne se mette à parler.
- On va arriver aux montagnes. Il faudra se dépêcher de les traverser, avant que la neige arriver. Je voudra que vous fassiez attention aux ogres. Il sont très grands ici.
Edwin affichait une mine grave, et Orwan acquiesca. Seule Elys resta de marbre. Le vent jouait avec ses longues tresses rassemblées en une queue-de-cheval, qui, ajoutées à ses cheveux gris et blanc, lui donnaient un air elfique.
- Des ogres ? demanda simplement Elys à Orwan.
- Il sont immense, peut être deux mètres cinquante. Il n'y pas que ça, ce sont des montagnes très dangereuses.
- Par exemple ?
- Les Reïlins, que tu connais déjà, des Thyrans et d'autres créatures moins puissantes.
- Des Thyrans ? C'est quoi ?
Orwan eut un regard amusé.
- Une sorte d'immenses oiseaux avec des dents et des serres acérées. Ils sont très rares mais très très dangereux, mille fois plus que les Reïlins.
Un frisson parcourut Elys. Tandis que la discussion sur les dangers de la montagne se poursuivait, devant, une autre commençait.
- Kiev..., dit Edwin.
- Oui ?
- Tu sais, On chercher ton père depuis maintenant une semaine, mais... Et ta mère dans tout ça ? C'était qui ?
Kiev se mordit la lèvre.
- Ma mère s'apellait Orys Try'in, comme je m'apelle Kiev Try'in. C'était la marchombre la plus talentueuse et la plus puissante du siècle. Personne n'a jamais remis en cause son autorité, ni ses pouvoirs. C'est d'elle que je tiens mon pouvoir, bien qu'il soit beaucoup moins puissant que celui de ma mère. Ces choses ne me sont parvenues qu'en écho. On ne l'a plus revue depuis mes cinq ans.
- Elle est partie ?
- Je ne sais pas. Certains disent qu'elle est partie, d'autres qu'elle a été assassinée... C'est très vague.
Edwin lui prit la main.
- Désolé.
La journée commençait, et la lune, aveuglée par le soleil, regardait ses protégés du coin de l'oeil.

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 18:18

Elys se raidit. Elle avait bien vu un forme bouger. Le bruissement des feuilles, malgrès le vent qui augmentait de minutes en minutes, ne la trompait pas. Elle apella Orwan, qui dégaina son arc d'un geste automatique. Une forme se dégagea. Au moment où Orwan allait tirer, Elys dévia l'arc de sa cible.
- Ne tire pas, dit elle, les yeux brillants.
Abriel, devant elle, sourit. Elle se jeta dans ses bras. Orwan, les bras ballants, ne comprenait pas.
- T'étais où ?, demanda-t-elle. Pourquoi t'es revenu ?
- Finalement, l'Empereur a décidé qu'il se passerait demoi. Kiev m'avait dit où vous alliez, je vous ai rejoins.
Elys sourit.
- Je sais pas comment j'aurais fait sans toi.
Abriel jeta un oeil vers Orwan.
- En tout cas tu ne serais pas morte, vu la garde qui te protège, remarqua-t-il.
- Ah oui, Orwan, je te présente Abriel Za'tyh. Abriel, Orwan Yil'Ran.
Ils se saluèrent d'un poignée de main, et rejoignirent les autres, dans le camp. Tout était plus que ravi du retour d'Abriel.

~ ~ ~

Elys regardait la toile marron de la tente, et remarqua qu'Abriel ne dormait pas non plus.
- Abriel ? dit elle à voix basse.
- Tu dors pas ?, chuchota-t-il.
- Apparement non. Tu sais quoi ?
- Je crois pas, peut être que oui. C'est pas sûr.
Elys se contenta de sourire, et redevint sérieuse.
- Quelque chose me préoccupe.
- Quoi ?
- Je suis Killienne.
Abriel émit un gloussoment, mais Elys mit une main devant sa bouche pour qu'il se taise.
- Et tu m'as rien dit ?, dit celui ci plus haut.
Edwin grogna, faisant signe à Elys et Abriel de baisser d'un ton.
- Bah non. C'est bizarre mais j'en suis pas très contente.
Abriel fronça les sourcils.
- Tout le monde devrait être content de se découvrir un pouvoir aussi puissant que le tien.
- Je sais. Mais ça me fais peur. Tu t'imagines ordonner à des gens de mourir, et qu'ils t'obéissent sans pouvoir lutter ? C'est lâche ! Regarde Edwin quand il se bat, les adversaires ont quand même un infime chance de riposter, et de défendre leur vie. Moi, pas. Ils s'écroulent, sans un mot.
- C'est vrai, répondit Abriel après un silence.
La discussion prit rapidement fin, et les deux jeunes gens se rendormirent.

~ ~ ~

La journée du lendemain marqua leur arrivée dans les hautes montagnes, qu'ils devaient traverser de long en large. A présent, un rocher leur barrait le chemin. Orwan poussa un juron, le détour qu'ils devaient effectuer était énorme. Avant que quoi que ce soit ne se passe, Elys prit une décision.
- Casse, dit elle sans émotion.
Le rocher s'écroula dans un nuage poussière. Abriel la regardait avec un sourire. Le calme était presque inquiètant, rien ne leur était arrivé depuis leur départ d'Ol'jin. Un peu vite dit, au regard du géant qui marchait en leur direction. Elys vit Kiev frémir.
- C'est quoi ça ?, demande-t-elle à Orwan.
- Un ogre Oljinte.
Elys fronça les sourcils. Elle était la seule à pouvoir les sortir de là, avec Kiev. Abriel lui avait expliqué qu'ordonner à un ogre de mourir relevait de l'impossible, elle risquait elle même de mourir. Elle hurla.
- Ne bouge plus !
L'ogre s'immobilisa comme par magie. Kiev prit le relais. Une barre de fer, apparue subitement et violement jetée dans les genoux, le mit à terre.
- Saute ! ordonna Elys à l'ogre.
Il obéit. Il sauta sans raison dans le vide, et s'écrasa plus bas dans un fracas épouvantable.
- Pfiou !, dit Edwin, Sans vous les filles, on était foutus !
Un goutte de sueur perlait du front d'Elys. Elle était fatiguée, son duel mental avec l'ogre avait été dur, très dur. La puissance du géant était énorme, elle avait peiné à se faire obéir.
- Evident, répondit Kiev. Evident.

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 18:19

Thomas tenait sa tête entre ses mains. Le visage impénétrable de Camille réflétait une immense souffrance. Habillée de blanc, sur son lit d'hôpital. Le temps est rythmée par le bruit du coeur de Camille.

Bip . Bip . Bip .

~ ~ ~

Ce n'était pas vraiment l'Himlaya que Elys pensait traverser. Le sol était sec et dur, aucune trace de neige se le salissait. Elle s'approcha de Kiev.
- Pourquoi les gens et les créatures sont bizarres, par ici ?, demanda-t-elle.
- Parce qu'on est tout près de l'autre monde, répondit Kiev.
- L'autre monde ?
- Le monde où nous serons obligés d'aller si mon père n'est pas dans cette montagne.
- Et qu'est ce qu'il a de différent de notre monde à nous ?
Kiev réfléchit.
- Pas de voitures, pas d'avions ni de camions. On se déplace à cheval, à pied ou en chariot. Tu vois les Reïlins, les Ogres et les autres créatures bizarres ? Elles se sont échappées de la grande porte. La magie y tient une très grande place, plus que tu ne peux l'imaginer. J'y suis déjà allée par trois fois, pendant deux ans, un mois et trois ans.
Elys frémit. Elle découvrait tout, des elfes aux Reïlins.
- J'aimerais bien y retourner, d'ailleurs, dit Kiev avec un sourire.
Elys resta silencieuse. Le rire tonitruant de Orwan éclata, qui se chamaillait avec Abriel. Edwin regardait le paysage, songeur.

~ ~ ~
Une semaine plus tard

Le coucher de soleil était magnifique. Assise près d'Abriel, elle réfléchissait. En accompagnant Kiev dans sa quête, elle ne savait s'être autant enfoncée dans des aventures surnaturelles. Ils n'avaient pas trouvées trace des parents de Kiev. La porte de l'autre monde lui tendait les bras. Elle était pressée que la nuit s'installe, pour enfin pouvoir discuter avec la lune. Elle sentait son oeil sur son épaule, pesant et réconfortant. Kiev se leva.
- Je voudrait attirer votre intention sur le fait que demain, nous changeons de monde. Je sais que ça a l'air très impressionant. Quelqu'un veut se désister ?
Aucun doigt ne se leva.
- Très bien, dit Kiev avec un sourire.


~ ~ ~

Elle se dressait devant eux. Emplie d'une matière visqueuse, la porte des mondes était impressionnante. Plus que ça, intimidante. Kiev prit la main d'Elys, et lui sourit.
- Ne t'inquiète pas. Tout va bien se passer.
Orwan passa, le premier, sans hésitation. Edwin le suivit, ainsi qu'Abriel, qu'Elys laissa passer avec une pointe d'appréhension. Kiev et Elys s'avancèrent ensemble. La première ressentit un énorme vide, celui de Camille. Elle la ressentait, au plus profond d'elle, cette peur qu'elle ne pouvait contrôler. Celle de la perte d'un être cher. Elle ferma les yeux, et ajouta sa volonté et son pouvoir à celui de Camille. En europe, Thomas apellait une infirmière. Elys pensait à cette matière visqueuse qui se dressait devant elle. Elles s'y enfoncèrent en même temps, rejoignant Abriel, Edwin et Orwan.

~ ~ ~

Le cris jubilatoires de Thomas réveillèrent Camille.
- Tu es vivante ! tu es vivante ! disait il en sautant partout.
Une infirmière le pria de quitter la chambre. Camille fronça les sourcils.
- Où est Prince ?, demanda-t-elle à l'infirmière.
- Chut...

~ ~ ~

Elys eut le souffle coupé. Les Plaines de Barback s'élançaient à plusieurs kilomètres à la ronde, recouvrant le monde de son velours vert. Son cheval baissa les oreilles. Il n'aimait pas du tout ça. Au centre, un troupeau d'étranges animaux ronds et poilus, au visage souriant paisait.
- C'est quoi ça ?
- Des chanteurs. L'équivalent des vaches. On les mangent en steack, c'est succulent.
L'explosion de couleurs que lui offrait ce nouveau monde époustouflait Elys. De drôles d'arbres rouges et violets formaient de petites forêts, d'étranges habitants parlaient une langue murmurée. Les peau verte cotoyait les cheveux rouges, dans un ensemble parfait. Elle s'y plaisait déjà.


A présent, ils s'enfonçaient dans cette plaine atypique. L'étalon d'Elys, aussi nerveux qu'elle, se mit à piaffer. Un immense nuage étrangement animé avançait à une vitesse sidérante vers eux. Elys se figea en identifiant son contenu. Des papillons, des centaines de milliers de papillons noir, blanc et argentés. Leurs ailes vombrissaient, et faisaient autant de bruit qu'un avion. Le spectacle était sidérant, car le nuage s'étendait sur quelques cent mètres. Magnifique, car la couleurs des insectes étaient curieusement accordées l'une à l'autre, et parce qu'il volait dans un mouvement commun. La bouche ouverte, Elys laissa apparaître un sourire béat. Kiev l'observa avec un petit sourire.
- Tu n'as jamais vu de papillons de ta vie ?, dit elle.
Elys lui tira langue, sortant de son rêve.
- Bon, explique moi exactement ce qu'on va chercher ici.
Kiev osrtit un étrange médaillon de sa poche. Dessus était gravé un dragon, la tête fière.
- Regarde bien.
Elle l'ouvrit. Un flot de lumière en jaillit, pour s'éteindre quelques secondes plus tard. Au fond, le même dessin y était gravé, indélébile.
- Zack me l'a laissé, cette nuit, avec ce papier.
Elle lui tendit un bout de feuille, déchiré à la va-vite.
Ce médaillon t'aidera.
Message.
Zack.

- J'y comprend rien !, gémit Kiev.
Elys réfléchit. Comment un médaillon qui produisait de la lumière pouvait les aider ? Elle le retourna. Draïgonnes. Voilà ce qui était marqué dérrière. Lorsqu'elle en informa Kiev, celle ci se redressa.
- Montre !
Elys lui tendit le médaillon. Kiev l'examina, et redressa la tête.
- Draïgonnes.... Je connais !, hurla-t-elle.
Elle jeta un coup d'oeils vers Orwan et Edwin qui s'étaient retournés, et leur fit signe d'être discrets.
- Je connais tout, sauf la route en fait.
- Ca nous avance, c'est incroyable, dit Elys.
Kiev fourra le médaillon dans sa poche.

~ ~ ~

Camille, assise sur son lit, attendait la réponse Thomas, et répéta pour la énième fois sa question.
- Je te le répète... Où est Prince ?
Thomas se passa la main dans les cheveux.
- Il est mal, il a frolé la mort. D'après le véto il est foutu. Il ne pourra plus jamais être monté.
Les yeux de Camille devinrent tout à coup brillants.
- Dis moi que tu rigoles, Thomas... S'il te plaît...
Thomas lui prit la main.
- Je suis désolé. Vraiment.
Camille essuya ses larmes.
- Thomas, tu veux bien être gentil ? Amène moi du chocolat.

~ ~ ~

Kiev rencontra l'empereur dès le lendemain, qui leur proposa de rester loger au palais pendant quelques temps. Kiev accepta, jugeant l'état de fatigue de ses amis assez conséquent. Orwan se jeta avec un rugissement dans son nouveau lit. Abriel soupira.
- On va s'ennuyer je sens...
Kiev sourit.
- Si tu ne comptes pas les scéances d'entraînement que je t'ai réservé avec le maître d'arme, surement.
Les yeux du jeune homme se mirent à briller.
- C'est vrai ?
- Bien sûr. Et tu devrais te dépêcher si tu ne veux pas être en retard.
Sans hésiter, Abriel marcha vers la salle d'armes. Une elfe l'y attendait. Sa peau satinée était bordeaux, et ses cheveux d'un noir profond. Ses mains étaient creuses de trop longs combats, son regard vif et acéré. Pieds nus, elle tenait un long bâton en bois.
- Bonjour, dit Abriel, je cherche le maître d'arme.
- Tu l'as devant toi, dit elle. Yuna S'il Ayan.
Abriel parut décontenancé.
- Abriel O'ry.
- Très bien. On peut commencer. Prend un bâton, et met toi en position.
Abriel obéit. Trois secondes après que le combat eut commencé, elle était par terre. Yuna pose le bout de son bâton sur son coeur.
- T'es mort.
Abriel grogna. Il était habitué à être battu par des femmes, Kiev le lui avait très bien appris. Là n'était pas le problème. C'était surtout le fait que cette première victoire que Yuna venait d'exécuter ne faisait que confirmer l'idéé que beaucoup se faisaient des elfes. Puissant et invincibles.
Il se remit en place. Cette fois, il se concentra beaucoup plus. Et il fallut trente secondes à l'elfe pour le mettre à terre. Edwin entra dans la salle d'armes.
- Puis je me joindre à vous ? dit il en souriant.

~ ~ ~

Yuna tourna la tête.
- Evidement.
Abriel s'assit un peu plus loin. Edwin était le meilleur escrimeur qu'il n'avait jamais connu. Fin, précis et puissant. Même son arme, une longue et fine épée, loin de la lourde hache de guerre d'Orwan, en témoignait. Il jaugea un moment Yuna. Dans ce regard, tous deux venaient de recontrer enfin quelqu'un à leur mesure. Il prit un long bâton, et se mit en place. Le combat commença. Les bois s'entrechoquait, et Abriel, béat, observait avec admiration Edwin. Il devançait d'une fraction de seconde chaque action de son adversaire. Les traits des deux adversaires de durcissaient, à chaque seconde. Les gestes se faisaient plus rapides, de plus en plus précis, et la grâce les enveloppait. L'arme de Yuna tomba à terre. Edwin sourit. C'avait été facile, même un peu trop. Il essuya le filet de sang qui coulait de sa tempe, et sortit de la salle.
-Au revoir.
Abriel, le suivant, lui servit un sourire désolé.

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 18:20

Dans un grand salon, Abriel, tout fier, racontait l'exploit d'Edwin à Kiev. Celle ci lança un regard furibond à l'intéressé.
- Tu as osé provoquer Yuna en duel ?
Il parut surpris.
- Provoquer en duel est un grand mot...
Kiev devint rouge cerise. Pour la première fois, elle ne comprenait pas Edwin.
- Ton air fanfaron ne te va pas. Cette femme t'aurais tué comme elle le voulait, c'est une elfe !
- Il faut croit croire que non. Je l'ai désarmée, c'est tout.
- Même désarmé, un elfe est mille fois plus dangereux que toi avec ton sabre, Edwin.
Elle posa son doigt sur sa blessure à la tempe.
- Si elle avait eut une lame, t'étais mort. Alors ne t'avise pas te recommencer.
- Mais je...
- Ne discute pas ! Tu ne rend pas compte de ce que tu viens de faire. Même si tu as une grande science des armes et une technique hors du commun, Yuna a deux choses de plus que toi : l'intelligence et le mental. Tu ne pourrais pas lutter si Elys t'ordonnait de mourir, Yuna s'évanouirait juste. Elle est maître d'armes de ce palais, elle mène les troupes de cette ville. Toi, tu te contente de me suivre. Compris ?
Les yeux de Kiev brillaient de colère. Humilié, Edwin lança un regard accusateur vers Abriel et claque la porte de sa chambre. Abriel rompit le silence qui s'était installé.
- Il a l'air vexé, non ?
- Ce qu'il a fait était bête et dangereux. Yuna est le maître d'armes le plus talentueux de sa génération, il n'a pas à remettre en cause cette réputation.
- Mais n'empêche qu'il a gagné...
- Il a considéré le combat comme terminé, alors qu'il aurait dû le continuer à mains nues. Je connais Yuna, elle l'aurait réduit en miettes.
Abriel sourit.
- En gros, il faut pas que je me vexe si je ne gagne jamais un seul combat pendant mes entraînements avec elle ?
- Il ne vaut mieux pas, non.
Kiev se leva, laissant Abriel seul. Il rejoint Orwan, en même temps que Kiev rejoint Elys.
- Elys ?
- Oui ? fit celle ci.
- Demain, j'irais te montrer un endroit magnifique.
- Où ?
- A environ cinq kilomètres. Ce n'est pas loin, on y sera en une heure.
- Pourquoi tu veux me le montrer ?
- C'est le lieu où la magie réside. Toute la magie de ce monde y est concentrée, cet endroit expulse toutes les choses indésirables qui pourraient entraîner la perte de leur don pour certaines personnes. Ca s'apelle le Soleil de Pierre. Parce que tout tourne autour de lui. Je pense que ça te servira. Et comme on a rien d'autre à faire....Autant joindre l'utile à l'agréable.
Elys sourit. La cloche du dîner sonna. Elles se levèrent et déscendirent dans la salle à manger. Immense, haute, parée d'un gigantesque et magnifique lustre en crital étincelant qui sublimait la table qui assemblait plusieurs sortes de bois dans des dessins abstraits. Le tout était parsemé de tableaux et de scluptures de personnages importants. Sur la table était parsemés les mets les plus délicieux. Elys ouvrit de grands yeux : elle ne conaissait aucun des plats présent sur la table. Du chanteur rôti aux tangos, sorte de gros petits pois oranges de la taille d'une pomme, au palin poélé aux herbes. Sachant que le palin était un crustacé vivant dans les mers du nord, Elys se lécha les babines.
Ce soir là, Edwin ne vint pas manger.

~ ~ ~

Camille, équipée de sa main droite, d'une feuille et d'un stylo, se remettait doucement à écrire. Un carré de chocolat 90% Pur cacao fit venir l'inspiration. Elle se mit à grifonner quelques mots. Elle grogna et déchira la feuille, pour en attaquer une autre, qui subit le même sort. Découragée, elle rangea le cahier dans le tiroir. Il faut dire que sa chambre d'hôpital n'était pas ce qu'il y avait de mieux en matière d'inspiration. Blanc. Tout était blanc, des draps à l'uniforme des infirmières.

~ ~ ~

Le matin était là, avec sa brume blanche qui donnait au moindre objet un air fantomatique. Les chevaux étaient calmes, Elys et Kiev aussi. Cette dernière s'immobilisa soudain. Elle pointa du doigts la forêt, à quelques dizaines de mètres. Une biche blanche s'y tenait, avec son petit aussi blanc qu'elle..
- Une danseuse ! C'est très rare d'en voir, surtout avec leur petit. D'ailleurs, il n'y a qu'autour du Soleil qu'on en voit.
- Pourquoi ?
- La légende dit que quiconque en voit une ou un est promis à un sacré destin.
- Et... C'est vrai ?
- Oui et non... Beaucoup prétendent en avoir vues, mais rares sont ceux qui les ont réellement aperçues. Yuna en a vu une à ses cinq ans, et regarde ce qu'elle est devenue.
Elys sourit. Elle étaient parties à l'aube, pour profiter des rencontres animales. Elles touchaient maintenant au but. Le Soleil était en fait un assemblement de dolmens, rassemblés en rond. Chacun portaient un dessin distinctif, et régnait autour un crépitement électrique, si bien que les deux jeunes femmes durent rester à distance.


Kiev soupira. Les yeux en amandes d'Elys brillaient. Elle descendit de son cheval, et sans un mot, s'approcha du Soleil. L'électricité ambiante l'effraya d'abord, puis elle entra au centre des dolmens. Elle effleura chaque pierre des doigts. Lorsqu'elle passa sa main sur celui où était gravé le symbole de l'amour, un filet sang s'y déposa. Elle fronça les sourcils. Elle n'était pas blessée. C'était le dolmen qui saignait.
- Kiev..., fit elle. Viens voir.
Kiev vint, et observa le dolmen. Elle y posa son doigt, mais lorsqu'elle l'observa, pas de sang. Rien, absolument rien. Elle déglutit. Les yeux d'Elys commençaient à s'embuer. Abriel était-il en danger ? Elle lança un regard interrogateur à Kiev. Sans réponse, elle s'éloigna, et s'approcha de la pierre voisine. Lorsqu'elle la toucha, elle réprima un cri. La pierre de la magie, de la puissance et de la pureté. La plus importante. Elle avait reçu une petite décharge électrique. Elle y déposa la main en entier. Une fumée s'éleva, et la trace de la main y resta dessinée. Aucune question ne fut posée. Ni Elys, qui n'avait pas vu Kiev prélever un peu de sang sur le dolmen de l'amour, ni Kiev qui n'avait pas vu la trace de la main dans la pierre. Elles regagnèrent le palais sans bruit, poussées par la brume qui s'épaissait.

~ ~ ~

Cependant, un doute subsistait dans le ventre noué d'Elys. D'abord, ce sang, que Kiev lui avait révélé être du sang humain. Elle ne comprenait pas. La personne qu'elle aimait, Abriel en l'occurence, était en parfaite santé.
- Ne t'inquiète pas, lui avait dit Kiev.
Amour, Sang, Pierre... Cette devinette insoluble torturait l'esprit d'Elys depuis qu'elle avait quitté le Soleil. L'autre la préoccupait tout autant. Tout en montant quatre à quatre les immenses escaliers de pierre de l'arrière cour du palais, pour gagner la bibliothèque, elle réfléchissait. Pourquoi est-ce que la pierre du pouvoir s'était elle évaporée sous sa main ? C'était la réponse qu'elle cherchait dans le livre qu'elle venait d'ouvrir. Un livre poussièreux, relié de de cuir, qu'elle avait déniché au fond d'une étagère. Dédié au Soleil, livrant quelques explications un peu poisseuses, et pas tout à fait exactes. Mais c'était toujours ça de pris, pensa Elys. Elle entreprit donc ses recherches, sous le regard étonné de la bibliothécaire.

~ ~ ~

Edwin était toujours faché contre Kiev, et il souffrait d'autant plus que cela ne semblait pas gêner la jeune femme le moins du monde. Il ne lui avait pas parlé depuis depuis la veille, ce clash entre eux n'avait échappé à personne. Même Orwan l'avait entendu.

~ ~ ~

Camille soupira. Combien de temps encore coincée dans cet hôpital ? Combien de temps à regarder cette télé sans vie, à regarder des happy ends toute la journée ? A entendre les cris du service psychiatrie, juste derrière sa chambre ? Combien de temps à penser au sort de Prince, à liquider son argent en chocolat ? Thomas venait la voir de temps en temps, au moins une fois par jour, et bizarrement Théo ne venait plus. Les rares conctacts sociaux qu'elle entretenait était les discussions brèves avec l'infirmière, ou le médecin. La vie devenait pesante, chaque visite du jeune homme la comblait. Quelques nouvelles qu'il s'efforçait de rendre intéressantes. Rien d'exceptionel, les histoires du quotidiens qui réussissaient à laisser Camille en forme.

~ ~ ~

Elys, inquiète, dévalait les escaliers à toute allure. Elle apellait Abriel, ses cris résonnaient dans le palais tout entier, à tel point que les professeurs durent interrompre quelques secondes leur cours. Abriel apparut enfin, et Elys s'élança très vite vers lui.
- Qu'est ce que tu as ? On t'entend dans tout le palais !, chuchota-t-il en lançant de petit signes de pardon aux gens qui jaugeaient Elys d'un oeil sévère.
On ne plaisantait pas au Palais Impérial. Elys l'entraîna dans les nombreux couloirs, tout à coup devenue très silencieuse. Abriel la suivit, un peu surpris. Elle claqua la porte du petit salon et la ferma à double tour. Ses yeux fouillaient la salle d'un oeil sévère, et elle s'assit à côté d'Abriel.
- Tu es en danger !
- Moi ? En danger ? N'impor..., dit il.
- Arrête ! Je sais ! Il va t'arriver quelque chose de très grave, une maladie ou une blessure grave.
- Comment tu sais ça toi ?, demanda Abriel, les traits tout à coup sérieux.
- Le Soleil me la dit.
- Le Soleil ?
- Oui. Fais très attention à toi. Et maintenant, pars. Il vaut mieux éviter de se voir pendant quelques temps.
Abriel fronça les sourcils.
- Elys, j'espère que tu ne plaisante pas, dit il en se levant.
-Non... Ne t'inquiète pas. Et au fait..., dit elle après une petite pausa.
Elle l'attrapa par le bras, et l'embrassa doucement.
- Je t'aime.

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 18:21

Kiev se balladait dans la ville, espérant glâner quelques informations supplémentaires sur son père. Cela faisait presque une semaine qu'ils étaient installés au palais, et Kiev pensait partir dans quelques heures. D'ici là, beaucoup de mystères restaient à éclaircir. Le sang du dolmen, la trace de la main dont Elys lui avait parlé, et évidemment la découverte de la cachette de son père.
Draïgonne.
Ce nom résonnait dans sa tête. Beaucoup en parlait, comme un conte. Tout le monde prétendait, bien peu savait. D'après les témoignages, après les mers du nord, une terre inhabitée s'étendait à perte de vue. Froide et inhospatalière, elle était le refuge les dragons noirs, les dragons les plus immenses de ce monde. Noirs et écailleux, ils étaient plus qu'impressionnants, et rares étaient ceux qui avaient réussis à les apprivoiser.
Kiev ne trouva rien. Seulement quelques infomartions anodines qu'elle conaissait déjà. Elle rentra au palais, un peu découragée. Elys l'intercepta.
- Kiev ! Vite !
- Quoi ? répondit Kiev avec un étonnement un peu las.
- Abriel ! Je sais pas, il est pas bien...
Kiev grommela quelques mots imcompréhensibles, et ne répondit. Elle s'éloigna simplement vers l'endroit indiqué. Abriel, étendu par terre, était très pâle, et froid. Kiev posa sa main sur son front, et tira son épais manteau.
- Qu'est ce que c'est passé ?
Elys était pâle d'inquiètude.
- Je sais pas... On discutait en faisant nos bagages pour partir tout à l'heure et d'un seul coup il m'a dit qu'il n'allait pas bien... J'ai d'abord pris ça comme une blague, et puis en fait... Il s'est allongé par terre et puis je suis venue te chercher. Tu connais la suite.
Tout en écoutant Elys, Kiev posa son oreille sur le coeur d'Abriel. Il battait vite, beaucoup trop vite.
- Tu... Tu crois que c'est à cause du.... dolmen ?, chuchota Elys, articulant difficilement chaque mot.
- Je ne sais pas, Elys... Ne t'inquiète pas. Maintenant, laisse moi faire.
Elys se frotta les yeux et observa Kiev. Cette dernière posa sa main sur la poitrine d'Abriel et ferma les yeux. Quelques serpentins bleu acier, comme dessiné au crayon de couleur, apparurent dans la pièce. Le visage de Kiev était détendu. Il s'égouffrèrent dans le corp d'Abriel, celui ci fut agité de remous. Les traits de Kiev se durcirent franchement. Quelques gouttes de sueur perlaient au coin de sa tempe. L'exercice était très difficile. Enfin, Abriel se calma, et ouvrit les yeux. Kiev souffla longuement et ouvrit les yeux. Elle consulta l'immense horloge, en face d'elle. Une heure, elle avait mis une heure pour sauver Abriel. Ce dernier s'accroupit contre le lit, les traits tirés, comme s'il n'était pas vraiment là. Elys éclata en sanglots et tomba dans ses bras.

~ ~ ~

Les quatres amis, droits sur leurs montures, passèrent la grande porte de la ville. Edwin s'était recroquevillé sur lui même, et n'avait pas parlé à qui que ce soit de la journée. La plaie ne s'était touours pas refermée depuis l'incident de l'avant-veille. Orwan était toujours égal à lui même, plein de boutades et de bonne volonté. Elys ne se détachait plus d'Abriel, trop anxieuse, et celui ci avait déjà repris des couleurs. Kiev, en tête avait le visage un peu tendu.
- Kiev ! dit Orwan. On va où maintenant ?
- On va jusqu'aux mers du nord. On les traverse et après on va à Draïgonne.
- T'es suicidaire ?, demanda-t-il, surpris.
- Mon père est là bas. Si mon père est là bas, on va là bas, ok ?
- Pas de problème. C'est gentil de ne pas vouloir qu'on s'ennuie.
La boutade tomba à plat. Derrière, Elys s'inquiètait.
- Ca va Abriel ?
- Oui,oui...., répondit-il, emmitouflé dans épaisse écharpe en laine de chanteur.
- Tu es sûr hein ?
- Mais si je te dis que oui...
- Mais j'y peux rien si je m'inquiète moi...
La discussion dura un bon moment. Edwin, seul à l'arrière, regardait le paysage défilait avec un air morne.

~ ~ ~

- Vous pouvez sortir, mademoiselle, annonça le médecin.
Camille exultait. Enfin ! Ses bagages furent bouclés à la va vite. Prince l'attendait, elle le sentait.

~ ~ ~

Le repas cuisait doucement sur un feu de bois. Cachés derrière une plaque rocheuse, abrités par les arbres, Elys, Orwan, Edwin et Kiev mangeaient. Ils avaient monté le camp il y a quelques heures et s'apprétaient maintenant à aller se coucher. Elys se coucha entra Orwan et Edwin. Kiev, devant l'entrée de la tente, réfléchissait. Elle poussa l'immense et imposant colosse qu'était Orwan, et put enfin mettre au clair ses pensées. Une idée lui trottait dans la tête. Yuna elle même avait eut sa main figée dans la pierre, ainsi que le roi de cet empire lui même. Si on en croyait cette coïncidence, ainsi que la rencontre avec la danseuse, Elys avait toutes les chances de vivre un destin merveilleux.
Kiev sortit de la tente pour réfléchir au calme. C'était donc ça. Elys se préparait à vivre le destin le plus étrange et fantastique du siècle. Un pincement au coeur, et se recoucha à côté d'Orwan et s'endormit.

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MessageSujet: Re: Histoire de Lucie - x I do what I want   Mar 6 Nov - 18:22

La mer s'étendait à perte de vue. Orwan, qui voyait la mer pour la première fois, ouvrait de grand yeux éberlués. Cependant, Kiev ne laissa pas ses amis s'apesantir sur la beautée de la Mer Du Nord. Froide et noire, elle renfermait de nombreux secrets, et ses eaux étaient les plus dangereuses de l'Empire Thijir'O. Elys avait une boule au ventre. Elle savait que personne n'avait revenu des Draïgonnes indemnes. La plupart n'étaient tout simplement revenus, et les rares survivants avaient complètement perdu la tête.
Deux autres personnages avaient fait leur entrée, afin d'aider Kiev, Elys, Abriel, Edwin et Orwan. A sept, ils n'étaient pas de trop pour mener à bien leur quête. Il s'agissait d'une jeune elfe à la peau caramel et aux cheveux vert foncés très lisses.. Elle avait l'étonnante faculté de se transformer en panthère, dès qu'elle le souhaitait. Elle s'apellait Youena. L'autre était Akim, un nain baraqué au le visage mangé par une barbe grisonnante. Imbattable à l'arc, il ne s'en défendait pas moins bien avec sa lourde épée. Les chevaux furent embarqués. L'étalon de Youena marqua tout le monde. Il s'apellait Mirage, et dépassait de plus de deux têtes chaque cheval de l'équipe. C'était un tinker, d'une robe pie noire somptueuse, aux crins frisés et fournis. Une aura se dégageait de lui, tout comme de sa cavalière. Le bateau s'ébranla. Les voilà partis, pour trois jours, trois mois, ou peut être pour toujours... L'immense colosse barbu qu'était Orwan regardait le paysage défiler avec un certaine appréhesion. Elys s'engagea dans l'escalier qui menait aux cabines. Il y en avait deux, équipées de quatres lits chacunes. Elle soupira, et s'écroula sur l'un d'eux.

~ ~ ~

Un peu plus loin, un oeil mordoré fixait le bateau s'éloigner. Dans un glissement silencieux, il s'enfonça dans les eaux noires et se mit à nager dans son sillage.

~ ~ ~

Orwan fronça les yeux. Y avait-il une forme là bas ou avait-il révé ? Il insista un moment. Non, il en était sûr maintenant. Il cria.
- Abriel ! Vite ! Il y a quelque chose là bas !
Abriel fronça les sourcils. En apercevant la forme dont parlait Orwan, il n'hésita pas. Sans se soucier de risquer d'hyppothérmie, il ôta ses chaussures et son gilet. Orwan hurlait.
- Arrêtez ce bateau ! Merde, quelqu'un m'écoute ? Arrêtez ce bâteau tout de suite !
Abriel plongea silencieusement dans l'eau, sans bruit. On le vit s'éloigner, et Elys frémit. Il s'enfonça dans la noirceur de la nuit qui était tombée. L'eau était froide, même plus que ça, glaciale. Les secondes, les minutes s'écoulaient, interminables. Le bateau s'arrêtait. Enfin, il réapparut. Il respirait difficilement, et tentait de tenir à la surface une forme étrange.
Elys lui lança une corde. Il fut tracté jusqu'au bateau. Dégoulinant, casi-mort, Abriel posa délicatement à ses côtés la forme. Un enfant d'à peine cinq ans qui ne semblait plus vivant depuis longtemps. Tandis qu'Elys s'inquiètait évidement pour Abriel, Youena prit l'enfant dans ses bras. C'était un garçon. Elle descendit dans les cabines, et alluma le chauffage qui avait été installé. Elle frictionna vigoureusement l'enfant avec une serviette et fit chauffer de l'eau. Elle l'y plongea, le lava soigneusement. Il ouvrit les yeux et fixa Youena un moement avant de les refermer. Elle fut frappé en plein coeur. Ses yeux étaient d'un infini profondeur, et d'une couleur incroyable. Il étaient rouges bordeaux, piquétés d'or. Il tenta d'ouvrir la bouche, mais Youena lui fit un sourire rassurant.
- Chut...
Il se rendormit, et Youena le sortit de l'eau. Une foule de questions l'assaillirent. Que faisait cet enfant en pleine mer, à moitié mort, et couvert de cicatrices ?
- Mon petit, tu peux remercier Orwan et Abriel...
Ce dernier déscendait les escaliers quatre à quatre, une couverture autour des épaules, pour enfin voir celui qu'il avait sauvé. Il le prit doucement dans ses bras, et l'amena dans son lit, sous l'oeil attendri de Kiev et Youena. Elys les rejoint bientôt. Seul Edwin regardait la mer, inlassablement, incapable de dormir malgrès le remous rassurant des vagues.

~ ~ ~

Une immense forme noire regarde un homme s'approcher d'un enfant. Elle ne bouge pas, il la prend pour de l'eau. Ils s'éloignent tous les deux. Elle suit le bateau de loin.


La vie coulait lentement dans le grand voilier où habitait désormais l'enfant des vagues. Les jours passaient et il ne se réveillait pas, malgrès les soins intensifs de Youena, Abriel et, contre toute attente, Orwan, qui s'était pris d'affection pour l'enfant.
Deux heures. Edwin regardait le plafond depuis plus de deux heures. Quelques bruits de cris joyeux sur le pont ponctuait ses songes. Il ne parvenait pas comprendre Kiev. Elle, dont la culture était principalement le maniement des armes et les techniques de combats, n'adressait plus la paroles à Edwin, depuis leur altercation au palais. Pour une bête histoire de fierté, qu'Edwin ne parvenait pas à ravaler. Pourtant, c'était bien elle qui venait d'entrer dans la pièce et de s'asseoir sur le lit où Edwin est allongée. Il fronça les yeux. Elle se pencha doucement vers lui et lui posa un petit baiser sur la joue.
- Désolée, dit elle avec un sourire.

~ ~ ~

- Terre ! hurla Youena. Terre !
Elle sauta du mat sans bruit et hurla de joie, avant de se jeter dans les bras d'Elys. Orwan n'était pas le dernier des heureux, et prit les deux jeunes femmes dans ses bras, si fort qu'elles décollèrent du sol dans un immense éclat de rire. Akim les regardait en souriant, et Abriel déboula, avec une mine très surprise et heureuse à la fois.
- Youena, viens voir ! Il s'est réveillé !
Un immense sourire illumina le visage de cette dernière. Toute en suivant Abriel, et ramassa ses cheveux avec un lacet de cuir. Dans la cabine qui lui était réservé, l'enfant des vagues regardait autour de lui, dibutatif. Youena chuchota à Abriel de la laisser seule, et s'approcha de l'enfant.
- Bonjour toi, dit elle. Je suis Youena. Et toi ?
Il la fixa un petit moment.
- Samuel. Où est Maureen ?
- Qui est Maureen ?
- Ma soeur ! Ou est Maureen ? Pourquoi l'avez vous prise ? Ou suis-je ?
Son ton montait crescendo, pour aboutir au cri. Youena posa sa main sur l'épaule du garçon, et le força à se calmer.
- Je ne sais pas qui est Maureen. Tu es dans un bateau, sur les mers du nord, près des Draïgonnes. On t'as repeché il y a une semaine, tu étais presque mort. Qu'est que tu faisais là bas, dis moi ?
Il fronça les sourcils.
- Je ne sais pas... Je me souviens juste m'être endormi dans la rue, avec Maureen, devant un magasin de fleurs. Et puis je me retrouve avec vous !
Des larmes d'impuissanc et de desespoir lui montaient aux yeux.
- Chut..., fit Youena. Calme toi, tu as l'air exténué. Repose toi bien.
Elle se leva pour sortir de la chambre. Il la prit par le bras.
- Reste avec moi s'il te plaît. J'ai peur du noir.
Elle sourit, et s'assit à ses cotés, le temps qu'il s'endorme. Elle remonta sur le pont, et fut soufflée par un vent glacial. Kiev dit que la prochaine nuit que l'on passerait serait passé aux Draïgonnes. On approchait du but.

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